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Au cœur du centre-ville
d'Oran, à la rue Larbi Ben M'hidi, des familles
vivent quotidiennement dans la peur. L'immeuble n°26, situé au secteur urbain
El Emir, présente un état de dégradation avancé qui fait craindre un
effondrement à tout moment. Une situation jugée critique par les occupants, qui
interpellent une nouvelle fois les pouvoirs publics afin d'éviter une
catastrophe humaine.
Ils sollicitent les services concerné pour dépêcher une commission d'enquête afin de constater de visu la situation dans la quelle ils vivent et de prendre les mesures adéquates. Composé de quatre niveaux, le bâtiment a déjà subi plusieurs effondrements partiels au fil des années. Les récentes intempéries ayant touché la wilaya d'Oran n'ont fait qu'aggraver une situation déjà fragile, ravivant l'inquiétude des habitants. Les escaliers, fragilisés par les effondrements successifs, sont aujourd'hui maintenus par des échafaudages et des pieds-droits, permettant tant bien que mal aux résidents d'accéder à leurs logements. Toutefois, l'écartement entre les marches et les murs porteurs ne cesse de s'élargir, laissant apparaître des fissures béantes accompagnées de bruits de craquement inquiétants, particulièrement perceptibles durant la nuit. Au troisième étage, une partie du toit d'un appartement s'est effondrée, rendant une grande portion du logement inhabitable. « Les dalles bougent dès qu'on pose le pied dessus. On vit avec la peur permanente de tout voir s'écrouler sur nous », confie un locataire, visiblement éprouvé. Pour lui, chaque jour passé dans cet immeuble est vécu comme un sursis. « Une opération de réhabilitation avait pourtant été annoncée, accompagnée d'une étude technique lancée en 2020. Mais sur le terrain, aucune amélioration concrète n'a été constatée. Bien au contraire, les murs lézardés, les planchers instables, les escaliers soutenus artificiellement et une devanture dangereusement fragilisée témoignent de l'aggravation de l'état général du bâtiment. Cette façade, située sur une artère très fréquentée et commerçante, représente également un danger réel pour les passants, des fragments de pierres se détachant régulièrement » a-t-il ajouté. Il lance un appel pressant au wali d'Oran afin qu'il intervienne en urgence. En attendant une décision salvatrice, ces familles continuent de vivre sous un toit qu'elles savent instable, redoutant qu'un nouvel épisode pluvieux ou une simple vibration ne déclenche l'irréparable. |
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