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Plus de 80% des employeurs
procèdent désormais à la déclaration annuelle des salares
(DAS), une obligation fondamentale qui garantit les droits des travailleurs pour
leur retraite.
Dans la sphère de l'Administration publique, qui représente plus de 2,4 millions de travailleurs, ce taux atteint même 95%, fruit de plus de 3.000 missions d'accompagnement menées par la CNAS. C'est ce qui a été avancé par le directeur des prestations à la Caisse nationale des Assurances sociales (CNAS), Abdelhafid Djeghri. Lors d'une intervention, hier, sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, il a précisé qu'au cœur de cette transformation se trouve la plateforme de télédéclaration, un outil numérique qui révolutionne les obligations administratives des entreprises. « Plutôt que de suivre les méthodes classiques anciennes, nous essayons d'innover en matière de services, de manière à alléger les employeurs de ces contraintes », a expliqué M. Djeghri, ajoutant que « cette plateforme permet aux employeurs de s'affranchir des déplacements physiques et de la gestion papier ». La CNAS accélère sa transformation numérique et élargit ses prestations pour mieux servir les assurés sociaux, a-t-il soutenu. « La CNAS a lancé en janvier une campagne de sensibilisation destinée aux employeurs concernant la déclaration annuelle des salaires et des travailleurs, dont le dépôt doit impérativement être effectué avant le 31 janvier. Cette campagne s'inscrit dans une démarche plus globale de modernisation des relations entre l'institution et les 438.800 employeurs actifs, qu'ils soient publics ou privés. » Selon l'intervenant, les résultats de cette politique de modernisation sont probants. Aussi, parmi les innovations présentées par le responsable figure le service de prélèvement automatique des cotisations de Sécurité sociale, affirmant que « ce mécanisme, qui requiert l'autorisation préalable de l'employeur, permet un règlement automatique des cotisations à échéance fixe, après signature d'un document officiel avec sa banque autorisant l'opération entre la banque de l'ADR et celle de la CNAS ». « L'avantage, c'est que le paiement est dans les délais. L'employeur va être complètement déchargé de cette crainte d'un paiement en retard », a souligné M. Djeghri. Cette mesure permet ainsi d'éviter les pénalités financières liées aux retards de paiement, tout en garantissant la transparence, la rapidité et la traçabilité des opérations. Abordant d'autres volets non moins importants, M. Djeghri a relevé l'augmentation alarmante des cas de cancer chez les enfants, rappelant que la CNAS a signé une convention de partenariat avec sept établissements hospitaliers, publics et privés, spécialisés en radiothérapie. Six de ces établissements sont privés et disposent de plateaux techniques de haut niveau et de compétences médicales reconnues. « Ce dispositif de tiers payant permet d'orienter les jeunes patients vers ces structures lorsque le secteur public ne peut assurer la prise en charge immédiate. Les besoins sont tellement importants, et pour les enfants particulièrement, la CNAS a développé un dispositif de tiers payant avec les structures hospitalières privées disposant des plateaux techniques nécessaires ». Cette mesure vient compléter l'arsenal thérapeutique disponible, qui comprend également la chimiothérapie et d'autres traitements. Le même responsable a abordé la décision du président de la République, concernant le congé de maternité porté à cinq mois, une mesure saluée par la CNAS comme « une avancée majeure pour le développement humain en Algérie ». « Le standard international, c'est 98 jours. C'est excellent », s'est félicité M. Djeghri, ajoutant qu'« en maternité, la prise en charge est de 100 %. C'est l'intégralité du salaire dès le premier jour. » C'est la norme arrêtée par l'OIT, l'Organisation internationale du travail. L'Algérie a pris cette mesure d'élargir le congé à cinq mois», a rappelé M. Djeghri. Concernant le remboursement des médicaments, M. Djeghri a révélé des chiffres impressionnants. « La CNAS gère actuellement une liste de plus de 7.500 médicaments remboursables, mise à jour de manière permanente avec pratiquement 11 actualisations par an », ajoutant que « cette liste couvre l'ensemble des spécialités thérapeutiques et représente un budget colossal d'environ 300 milliards de dinars annuels, avec une croissance régulière de 6 à 8 % chaque année ». « Cette dépense est à la mesure des besoins d'une population de 28 millions de bénéficiaires du régime général, dont 5,5 millions de malades chroniques nécessitant un traitement quotidien. Grâce au système de tiers payant et à la carte Chifa, ces assurés sociaux accèdent aux médicaments sans avoir à faire l'avance des frais ( ). Dans 95 % des opérations, nous remboursons les pharmaciens dans les délais de moins d'une semaine », a précisé M. Djeghri. |
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