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Ghaza: Des pénuries font peser de graves dangers sur la vie des patients
par Mohamed Mehdi Mercredi, 90e jour du
cessez-le-feu, Israël continue de transgresser unilatéralement l'accord de Charm Al-Cheikh, en commettant, depuis le 11 octobre 2025,
plus de 960 violations du cessez-le-feu, et de ne pas respecter le volet des
aides humanitaires préconisé par le «plan de paix», dans ce qui semble être une
démarche menée en total accord avec l'administration Trump.
La situation médicale et sanitaire se dégrade davantage à Ghaza
en raison du blocus quasi-total imposé par les Israël, avec la complicité
tacite de l'administration américaine qui prétend encore qu'elle garantit
l'application de l'accord de cessez-le-feu y compris dans son volet d'aide
humanitaire. Dans un «communiqué de presse urgent», le ministère de palestinien
de la Santé à Ghaza, alerte sur des niveaux de
pénuries très inquiétantes touchant aux «fournitures de laboratoires d'analyses
médicales» en particulier les réactifs chimiques et de cultures bactériennes,
ainsi que des «produits d'analyses et de transfusion de sang». «La pénurie de
fournitures de laboratoire a atteint des niveaux catastrophiques, compromettant
la prise en charge médicale des patients», indique le communiqué du ministère
qui fait état de l'indisponibilité de «75% des réactifs pour les analyses
chimiques», de l'épuisement de «90% des stocks des produits pour les analyses
et les transfusions sanguines» et de «72% des réactifs pour les cultures
bactériennes». Le document souligne que cette situation implique que «les
analyses essentielles pour les patients atteints de troubles endocriniens, de
tumeurs, ayant subi une transplantation rénale, ainsi que les dosages
d'électrolytes sanguins et les numérations sanguines complètes (NFS) sont
suspendus». Le ministère rappelle que «les fournitures pour les laboratoires et
les banques de sang ne sont plus livrées, depuis plusieurs mois», aggravant la
crise sanitaire dans l'enclave, «au point de compromettre les diagnostics des
patients et les interventions chirurgicales». Le ministère de la Santé lance un
énième appel aux «autorités compétentes» à intervenir d'urgence pour
«reconstituer les stocks» produits et équipements concernés par ces pénuries.
Le Jihad islamique dénonce le licenciement par l'UNRWA de plus de 600 employés Le Jihad islamique a dénoncé mercredi, dans une déclaration publiée sur son compte Telegram, les décisions prises par l'UNRWA de licencier des centaines de membres de son personnel, ainsi que d'autres mesures «portant atteinte aux droits de notre peuple» estime le Mouvement. Le communiqué dénonce également «d'autres mesures portant atteinte aux droits de notre peuple», ayant des implications sur les «secteurs de la santé et de l'éducation», ainsi que «les coupes budgétaires continues dans les services sociaux», appelant l'UNRWA à «revenir sur ses décisions». Pour le Jihad islamique, cette «approche administrative» est «dangereuse» et le signe que l'UNRWA «prépare la réduction de ses effectifs de vue de sa fermeture définitive». S'adressant à l'UNRWA, le communiqué estime que «l'administration de l'agence doit comprendre que les difficultés financières qu'elle rencontre découlent de motivations et de projets politiques visant à étouffer la question des réfugiés palestiniens et à mettre fin à l'action de l'agence, compte tenu de son pouvoir légal et politique», et que sa manière de répondre à ces pressions «équivaut à courir à sa propre perte». En outre, le Jihad islamique appelle le peuple palestinien «à exprimer, par tous les moyens pacifiques, son rejet de ses politiques actuelles, son engagement envers l'UNRWA et sa pérennité, son refus de son remplacement ou de sa dissolution, et son dévouement à la protection de ses biens, à la sécurité de son personnel et à ses institutions», conclut le communiqué. L'Association de la presse étrangère dénonce le refus de sa demande d'accès à Ghaza L'Association de la presse étrangère (APE) dénonce le refus persistant du gouvernement de l'entité sioniste de lever l'interdiction d'accès sans restriction aux médias à Ghaza, malgré les multiples demandes introduites par différents médias et organisations de presse depuis octobre 2023. Dans un communiqué publié mardi sur son site, la APE exprime «sa profonde déception face à la dernière réponse du gouvernement israélien à notre appel pour un accès libre et complet à la bande de Ghaza», annonçant qu'elle va soumettre une «réponse ferme à la Cour suprême». Le gouvernement avait déclaré, deux jours plus tôt à la Cour suprême, que l'interdiction devait être maintenue pour des « raisons de sécurité ». Réagissant à la déclaration de l'APE, le bureau de presse du Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP) dans la bande de Ghaza «a fermement condamné la décision de la soi-disant «Cour suprême israélienne». «Cette décision injuste révèle clairement la nature fasciste du régime sioniste, qui œuvre systématiquement à imposer un black-out médiatique total sur les événements dans la bande de Ghaza» dont le but est «d'occulter la vérité et à empêcher la documentation du génocide, du nettoyage ethnique et des graves violations du droit international humanitaire commises par les forces d'occupation contre les civils palestiniens», ajoute le FDLP. |
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