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Economie numérique: Le commerce électronique représente près de 2 milliards de dollars

par A. Z.

L'indice du volume des transactions dans le domaine du commerce électronique en Algérie, qui a atteint environ 1,9 milliard de dollars en 2023, avec un taux de croissance de 0,8%, selon une étude documentée réalisée par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, met clairement en évidence les progrès réalisés dans ce domaine.

Le développement du commerce électronique, et d'une manière générale l'économie numérique, qui englobe toutes les activités économiques basées sur les technologies numériques, transformant tous les secteurs par la création de services dématérialisés et de nouveaux modèles d'affaires, s'inscrit dans une volonté politique dé réussir la transition numérique, « comme en témoignent les conclusions des réunions périodiques du Conseil des ministres », a relevé Mme Wahiba Zaknoune, sous-directrice du Contrôle économique et la répression des fraudes au ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché.

Soulignant que l'Algérie avance à grands pas vers la construction d'une économie numérique intégrée, Mme W. Zaknoune a expliqué, hier, lors de son passage à l'émission « L'invité du matin » de la Chaîne 1 de la Radio algérienne, que les premiers signes de cette transition se sont manifestés fortement lors du Salon national du commerce électronique, le plus grand du genre sur le continent africain, attirant plus de 140.000 visiteurs et réunissant plus de 300 exposants.

Ajoutant dans ce sillage que cet événement a donné une image claire de la réalité du développement que connaît l'Algérie dans le domaine de l'économie numérique, en particulier avec l'engouement croissant des diplômés universitaires pour l'esprit d'entreprise, ainsi que l'amélioration et la promotion du classement de l'Algérie dans les indices de l'environnement commercial international, notamment dans le domaine du commerce électronique.

Elle a souligné également dans ce sens que les rapports internationaux reflètent cette reprise, en se référant au classement publié par le même organisme des Nations unies en 2020, qui montre que l'Algérie a gagné 29 places au niveau mondial et occupe désormais la quatrième place en Afrique, derrière la République de Maurice, l'Afrique du Sud et la Tunisie.

Les moyens et les appareils de paiement électronique «disponibles»

Non sans rappeler que les transactions financières électroniques ont enregistré une hausse notable de 50% entre 2024 et 2025, tant en termes de nombre d'opérations que de valeur financière. Elle a précisé que ces classements mondiaux reposaient essentiellement sur des indicateurs tels que les paiements électroniques, le développement des infrastructures et la qualité des services logistiques, les marchandises et les services étant désormais livrés en moins de 48 heures dans un pays aussi vaste que l'Algérie, ce qui a contribué à renforcer la position du pays dans les classements internationaux en matière de commerce électronique.

Pour Mme Zaknoune, l'un des indicateurs positifs les plus notables est l'augmentation du taux d'implication des commerçants dans le commerce électronique, qui a dépassé 92% entre 2020 et 2024, dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale d'expansion du commerce électronique, élaborée par le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché en coordination avec les secteurs ministériels concernés, les organismes publics, les opérateurs économiques et les associations de protection des consommateurs. Une stratégie qui s'articule autour de plusieurs axes, dont les plus importants sont la mise à jour du cadre juridique régissant le commerce électronique, le développement des infrastructures, ainsi que l'adaptation des programmes d'enseignement supérieur et de formation professionnelle aux exigences du marché et à la transformation numérique, a-t-elle précisé.

En ce qui concerne les moyens et des appareils de paiement électronique, Mme Zaknoune a soutenu qu'ils étaient disponibles, précisant que le retard dans les livraisons était dû à des raisons techniques liées à la programmation de ces appareils par les services du ministère des Finances, à leur connexion au réseau, à la saisie des données et à la vérification de leur conformité aux normes techniques et de sécurité, avant qu'ils soient transmis à une société spécialisée qui intègre ces appareils dans le système bancaire, ce qui prend un certain temps avant la livraison et la mise en service en toute fiabilité et sécurité. Invitant dans ce sillage les commerçants et les opérateurs à s'engager dans cette voie et à se rapprocher des institutions bancaires afin d'acquérir des appareils de paiement électronique.