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CAN-2025 (1/8e de finale): Algérie-RD Congo : l'expérience des cadres, un atout précieux pour les Verts

par R.N.

A deux jours du huitième de finale de la Coupe d'Afrique des nations CAN-2025, mardi face à la RD Congo (17h00), l'équipe nationale algérienne de football aborde ce tournant décisif avec calme et sérénité. Après une phase de groupes parfaitement maîtrisée, l'heure est désormais à la gestion des détails, notamment sur le plan mental, dans une compétition où les matchs à élimination directe ne laissent aucune place à l'approximation. Dans ce contexte, la gestion du stress et de la pression constitue un axe central du travail du staff technique. A l'approche d'un rendez-vous couperet, l'expérience devient un levier essentiel, capable de faire la différence dans les moments clés d'une rencontre.

Pour y faire face, l'Algérie dispose d'un noyau solide de cadres, rompus aux grandes échéances continentales. Sur les 28 joueurs convoqués par le sélectionneur national, Vladimir Petkovic, pour cette CAN, sept éléments avaient déjà goûté au sommet africain en 2019, lors de la finale mémorable remportée face au Sénégal (1-0) en Egypte. Il s'agit de Youcef Atal, Ramy Bensebaïni, Aïssa Mandi, Ismaël Bennacer, Hicham Boudaoui, Riyad Mahrez et Baghdad Bounedjah. Des joueurs qui connaissent les exigences d'un tournoi long, l'intensité émotionnelle des matchs couperets et la nécessité de rester lucide sous pression. Autour de ces cadres, le groupe algérien présente également un visage rajeuni. Douze joueurs sur les 28 convoqués prennent part à leur premier tournoi majeur sous les couleurs nationales.

" On a un super groupe, on a les qualités. La pression fait partie du football. Les joueurs savent qu'ils ont la responsabilité de représenter ce maillot, et ils sont prêts. On est tous dans le même bateau ", a déclaré le capitaine Riyad Mahrez, qui participe à sa sixième CAN.

Une situation qui renforce l'importance du rôle des chevronnés, appelés à servir de relais sur et en dehors du terrain. Dans le vestiaire, à l'entraînement comme en match, ces leaders ont pour mission d'encadrer les nouveaux, de les accompagner dans la gestion des émotions et de leur transmettre les automatismes indispensables à ce niveau de compétition. Face à une RDC solide, accrocheuse et aguerrie aux rendez-vous à haute pression, les Verts savent que le mental jouera un rôle déterminant. Dans ce huitième de finale où chaque détail comptera, l'expérience des cadres pourrait bien s'avérer un atout précieux pour guider l'Algérie vers la suite de son aventure continentale.