
Actuellement, l'intelligence
artificielle (IA) commence à envahir tous les domaines et à squatter tous les
espaces, en opérant de grandes transformations dans la vie courante, à la
maison et au travail. Mais beaucoup plus dans le monde de l'éducation et de
l'enseignement.
Cette propagation se passe
à grande vitesse et bouleverse le monde de l'éducation avec l'arrivée
disruptive des outils d'IA générative comme ChatGPT.
Et pour jeter un coup de projecteur sur cette problématique, d'importantes
recommandations ont été émises à l'issue des travaux du colloque national sur
les pratiques littéraciques à l'ère de l'intelligence
artificielle, tenue, la semaine dernière, à la faculté des lettres et des
langues relevant de université « Ibn Khaldoun».
Organisé à l'initiative du laboratoire de didactique, neuro-cognition, discours
et activités socio-économiques en collaboration avec l'association nationale
des chercheurs en langues étrangères (ANECLEA), le colloque national tenu en
présence de plusieurs enseignants et chercheurs venus de plusieurs régions du
pays, s'est intéressé de près à la problématique de l'éthique cognitive et
linguistique à l'ère de l'IA, la manipulation du discours, génération de
contenus et enjeux d'authenticité, ou encore l'IA et le développement des
compétences. D'autres communications ont été données lors de
ce colloque scientifique, autour de plusieurs thèmes comme « les écrits
scientifiques et divulgation de l'usage de l'IA », « l'écriture académique des
projets de fin d'études via l'IA, quels défis ? », « le genre épistolaire à
l'ère de l'IA », « littératie numérique via les
réseaux sociaux : caractéristiques et enjeux», « la production scientifique
face à l'IA », ou encore cette intéressante intervention du Dr Benyoucef Mahfoudh de
l'université de Khemis Miliana sur « quand l'IA
amplifie nos biais cognitifs: apprendre à penser contre soi-même».