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Néophyte en géologie minière, j'avais voulu garder ma
neutralité d'analyse. Mais voilà, que je me trouve profondément écœuré de cette
dure et haineuse attaque qui tombe sur Gara Djebilet, voire sur l'Algérie. Ça
vient de partout. Tous les anathèmes, les malédictions, les mauvais présages
n'ont cessé depuis son amorce, de venir ternir le processus calme et serein de
son exécution. Et le rail faisait, cependant cahin-caha long son chemin.
Toutes les chapelles, érigées en laboratoires d'analyse, de bureaux d'ingénierie sont devenues chef-experts miniers pour venir dévaloriser l'impact de ce projet. Et le gisement géant endormi se réveille tranquillement. Une chose reste sûre. Nous sommes chez nous, en notre propre territoire, nous faisons ce que nous croyons, ce que nous voulons. C'est ça d'abord l'expression cardinale de l'exercice total de notre entière souveraineté. Et puis, tout ce fatras d'acerbes critiques, de catastrophiques pronostics n'a pas à égratigner la détermination d'un pays qui veut fructifier ses ressources énergétiques. Qui veut prouver la fierté de son peuple. Chacun est venu, de sa théorie, pour essayer d'ancrer un scepticisme et semer un doute dans la réussite d'une telle opération. Le fer de Gara Djebilet serait phosphaté et plein de soufre, comme un certain temps notre pétrole était rouge, n'est-ce pas?. L'essentiel, le défi lancé a été triomphalement relevé. La voie ferrée est, à elle seule, un miracle de par sa distance et aussi les conditions extrêmes de sa réalisation dans un milieu hostile. Ils sont bien nés chez nous, ces travailleurs cheminots. Le minerai algérien est sorti de ce sol, comme vainqueur contre tous ceux qui misaient sur son échec. Les wagons le transportant sont l'emblème national qui circule librement dans son vaste territoire. Ce projet n'appartient à aucun groupe de personnes, c'est l'Etat algérien qui en est le promoteur et reste le propriétaire. Que les aigris, les jaloux et ceux qui ont une dent de rage contre tout ce qui vibre le cœur algérien, trouvent là, la bonne réplique. L'on n'a pas besoin de Wall Street Journal ou Forbes pour crier nos succès. L'avenir de nos enfants nous suffit. |
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