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Rassemblement de médecins résidents devant le ministère

par M. Aziza

Les médecins résidents se sont rassemblés hier, en petit nombre, devant le siège du ministère de la Santé exigeant l'ouverture du dialogue autour des promesses « non tenues » et qui demeurent « floues » selon leurs propos.

Des engagements pris par la tutelle, en contrepartie du gel du mouvement de grève qui a duré huit mois d'affilée et qui sont restés sans suite. L'une des porte-parole du Comité autonome des médecins résidents algériens (Camra), Meriem Hadjab a affirmé qu'il s'agit, seulement, d'un petit rassemblement organisé pour remettre une demande d'audience au ministre de la Santé. Chose faite, mais sans écho favorable, du moins en début d'après-midi. Le secrétaire général qui devait, en principe, recevoir des délégués du Camra, s'est rétracté quelque temps plus tard, sous prétexte qu'il a quitté le ministère pour un déplacement qui n'était pas prévu. Mais, a priori, cette réponse n'a pas découragé les résidents qui ont décidé de rester sur place jusqu'à obtenir gain de cause.

Les médecins résidents s'interrogent : « où est l'ouverture du dialogue et où sont les réponses que les résidents attendent depuis deux mois, et pour lesquelles ils ont gelé leur grève ? » dira Hadjab, en rappelant que le gel de la grève était conditionné par la reprise du dialogue.

Les médecins résidents reviennent, ainsi, à la charge pour réclamer, en premier lieu, l'application des points qui ont été accordés pour la nouvelle promotion des assistants (concernés par la répartition prévue, ce 5 septembre). Ces derniers sont dans le flou total. « Ils ne connaissent, toujours pas, les modalités de chaque poste ouvert, ils ne savent pas s'il y a réellement un plateau technique, un logement… C'est opaque », martèle la porte-parole du Camra.

Notre interlocutrice a, également, dénoncé les pressions que subissent certains médecins résidents, ayant participé à la grève, de la part de certains chefs de service, en sollicitant ainsi l'intervention de la tutelle. Les médecins résidents réclament en outre, l'organisation d'une session de rattrapage pour les candidats « recalés » au DEMS qui s'est déroulé en juillet, et ce, le plus tôt possible « pourquoi pas durant ce mois », propose Meriem Hadjab. La porte-parole du Camra exige, au nom de ses confrères, également, la réintégration de l'ensemble des résidents exclus. Les médecins résidents s'interrogent par ailleurs « si l'année pédagogique sera validée ou non, du fait que certains professeurs, chefs de service, ne sont pas d'accord bien que le ministère ne s'est pas opposé à cette histoire de validation de l'année ».

Les médecins résidents protestataires affirment que les revendications sont toujours les mêmes. Elles portent essentiellement, sur l'abrogation du caractère obligatoire du service civil et son remplacement par un autre système de couverture sanitaire, le droit à la dispense du service militaire, le droit à une formation de qualité. Les résidents revendiquent en outre, la révision du statut général du résident, le droit aux Œuvres sociales, ainsi que le droit à l'agrément d'installation, à titre privé, de spécialistes en biologie clinique.