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Constantine - Bab El-Kantara: La bibliothèque urbaine réceptionnée en avril

par A. El Abci

  La bibliothèque de Bab El-Kantara, projet dont la ville a bénéficié dans le cadre de «Constantine, capitale de la culture arabe 2015» et qui devait être inaugurée à l'occasion de cette manifestation, ne le sera finalement qu'au mois d'avril prochain, selon le directeur des Equipements publics de la wilaya, Mohamed Zeggadi.

Il s'agit là d'une des bibliothèques les plus importantes, dira-t-il, qui est située dans un endroit stratégique de la ville et classée comme bibliothèque «urbaine», et ce en considération du caractère haut standing qui la distingue. Les gros travaux sont déjà achevés et ne reste qu'une partie de l'entrée, à savoir l'endroit où ont été découverts des vestiges romains d'une grande valeur historique, qui sont bien conservés et seront exploités en ornement de l'espace d'entrée prolongé d'une cour intérieure à la bibliothèque. L'étude a été finalisée et par bonheur, ajoutera-t-il, cela s'insère à merveille, et sans disharmonie aucune, avec la bibliothèque, qui est aussi un ouvrage de culture et ne pourra que constituer un plus, la valorisant davantage.

«Et nous sommes engagés à la livrer à la direction de tutelle au mois d'avril 2017, qui demeure symbolique de ‘Youm El-Ilm' et de tout ce qui a rapport à la culture en général», indiquera-t-il. L'engagement de livraison à la même date concerne également les deux annexes de la maison de la culture de Hamma Bouziane et de Aïn Abid, dont les travaux sont aux dernières retouches, contrairement à celle d'Ibn Ziad qui connaîtra encore un certain retard, précise dans ce cadre le concerné.

A rappeler que le projet de construction de la bibliothèque urbaine de la rue des Frères Zaamouche, sise à Bab El-Kantara, pour un montant de plus de 50 milliards de centimes a été marqué par un grand retard.

Sa réception était prévue pour le début de l'année 2015, date du lancement de la manifestation culturelle arabe qu'a abritée la ville durant une année. La réalisation de l'ouvrage a été retardée par deux arrêts des travaux, d'abord du fait des procédures d'expropriation de deux propriétaires privés, qui occupaient le terrain et qu'il a fallu prendre en charge et indemniser.

Ensuite et dans un deuxième temps, ce sont des découvertes de vestiges romains sur le site des travaux, qui ont causé l'arrêt de ces derniers avec la fermeture, pure et simple, du chantier pour plusieurs mois.