Envoyer à un ami | Version à imprimer | Version en PDF

Une diversification h.h de l'économie nationale tant attendue

par Farouk Daiboun Sahel*

En dépit d'un important potentiel, le secteur minier reste en charge de lancer ce défi majeur, tant attendu, un défi persistant mais pas insurmontable, pour que le pays ne souffre plus du paradoxe de l'abondance des ressources naturelles, non encore, traduites en niveaux équivalents en matière de développement à grande échelle et d'industrialisation axée sur la diversification hors hydrocarbures. Avec le secteur des mines pour en faire l'une des locomotives de l'économie nationale hors hydrocarbures grâce au contexte géologique réputé pour sa richesse en substances minérales.

L'Algérie nouvelle, est avec une histoire de son économie bien plus grave, provoquée par la crise pandémique, en plus de l'aggravation de la fluctuation des prix du pétrole. Cette diversification de l'économie H.H n'est plus une simple option, c'est une obligation incontournable qui nous est imposée encore aujourd'hui plus que jamais avec l'exigence impérative de tirer sa croissance du secteur des mines y compris le secteur primaire de l'agriculture et son industrie avec un ancrage dynamique avec toute la profondeur économique.

L'Algérie a donc besoin de se placer plus haut dans la chaîne de la valeur ajoutée de la transformation et de la production de ressources minérales afin de libérer pleinement le potentiel économique de ses ressources naturelles. Elle doit favoriser l'industrialisation et la valorisation des ressources naturelles au niveau local et considérer cette perspective comme un but ultime légitime. L'objectif est d'utiliser ces richesses naturelles afin de développer une industrie locale compétitive qui, grâce à la création d'emplois, à la valeur ajoutée, aux transferts de technologies et de savoirs, favorise un développement durable à grande échelle.

La dernière sortie du ministre de mines confirme l'évidence d'une nécessité de changement de paradigme dans la réflexion et dans les mesures sur la gouvernance des ressources naturelles afin d'utiliser ce secteur comme un levier majeur de transformation socioéconomique en accélérant l'implémentation des objectifs de la stratégie du développement du secteur des mines en concertation avec des professionnels.

Les ressources de l'Algérie en marbre, en matériaux de construction à base de pierres et même en pierres d'ornementation et bien d'autres produits, sont pourtant gigantesques, mais faute de vision et d'entreprises avec un top management réel, cette filière stagne. Plus grave, elle manque même de perspectives.

Le secteur mines n‘est dominé par aucun produit minier avec effet sur l'environnement pour juguler la facture d'importation. Il n'a pas évolué comme le souhaitait le contexte géologique favorable et particulièrement réputé pour sa richesse en substances minérales, et avec tous les pré-requis pour servir de plateforme à de grands partenariats pour repenser et relancer le PPP, IDE et abriter des centres d'excellences et de hautes technologie pour une filière donnée d'un (des) produit minier, soit un instrument d'expansion et d'évolution de l'industrie.

Tel est le challenge attendu du secteur des mines en se donnant les moyens de son développement avec des améliorations dans la chaîne de valeur des ressources naturelles grâce à des transformations nécessaires, par opposition à l'exportation brute de ces ressources en produisant un impact réel et en créant une industrie entièrement intégrée avec certains produits

miniers connus dans des régions réputées par leur richesse déjà en activité, évocatrices même d'une histoire glorieuse, loin des traditionnels centres de production du pétrole.

C'est dans cet esprit que le secteur minier doit œuvrer dans la transparence pour relever les défis de son développement. Cet objectif est tout à fait à notre portée si on considère la diversité des produits de nos richesses pour non seulement garantir un approvisionnement sans faille des centres de transformation crées déjà timidement et à mieux développer avec la disponibilité de la matière première, avec toute la lourdeur administrative à alléger, autour de ces richesses locales avec des milliers d'emplois mais aussi visant une augmentation de nos capacités à l'export.

Le manque de valorisation de nos produits locaux est un des freins majeurs au développement du «made in Algéria». Il est inacceptable que certaines EPE disposent des réserves appréciables sans arriver à produire. Comment peut-on accepter qu'une entreprise qui renferme autant de richesses naturelles en soit réduite à être incapable de ne «rien produire» et ne «rien exporter» et à devoir laisser «tout»» importer pour que le secteur privé alimente son appareil de production ?» L'actualisation signifiante de la loi minière et les procédures en matière d'investissement et d'octroi des permis d'exploitation/exploration et de construction, de même que les structures en charge doivent accorder une importance particulière au soutien aux investisseurs en terme d'accompagnement dans l'octroi des assistes de terrain avec aménagement des zones d'activité.

- L'octroi aux opérateurs miniers d'autant de permis qu'ils désirent, et ce, sans contrainte administrative et sans limitation sous réserve de la justification par de la capacité technique et financière suffisante et/ou, en priorité, pour le besoin d'alimenter leur unité de transformation sans recourir à l'importation, cas des industriels marbriers.

- Une feuille de route particulière pour les entreprises publiques et privées du secteur déjà en activité pour relancer leur outil de production.

- L'organisation d'un salon des mines et carrières sous le patronage du ministère des mines, pour mettre en relief toutes les opportunités possibles entre opérateurs industriels.

Sans surprise, les avantages fiscaux et autre déjà octroyés dans le cadre de la loi minière ont eu très peu d'effet sur la croissance du secteur mine. L'objectif est de rendre la fiscalité du secteur plus attractive pour attirer les investisseurs, tout en permettant aux populations riveraines et à l'Etat de tirer profit des ressources naturelles. Aussi, il nous permis d'envisager avec optimisme la préparation de la relève et de faire face avec succès aux nouveaux défis que nous pose désormais le monde avec son commerce international des produits miniers. La formation doit être inscrite au nouveau plan de relance. Ce débat est désormais plus important que jamais car l'Algérie nouvelle a besoin de nouvelles industries pour une intégration commerciale H.H avec les produits locaux.

Cette modeste contribution, non exhaustive, mérite d'être accompagnée par ceux qui se reconnaissent à travers la présente, avec d'autres idées pour mieux appréhender la problématique du secteur mines ouet par produit minier et contribuer à sa relance dans le cadre de l'économie nationales H.H.

*Expert consultant indépendant