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Plus de 150 chefs d'Etats sont en réunion aujourd'hui
à Paris pour discuter de l'avenir du Monde.
Pourraient-ils en 48 heures scanner le devenir de l'Humanité et devraient-ils se
contenter de restreindre le débat sur une nécessité vague de bloquer les effets
de serre alors que le drame des hommes se présente avec de multiples visages
dont le problème de la
biosphère n'en est qu'une tentacule du profond désarroi du
siècle présent ? L'effet de serre n'est-il pas d'abord celui qui tenaille les
cœurs et ne serait-il pas plutôt qu'un des effets de l'incapacité de l'espèce
humaine à se prendre en charge, fourvoyée comme elle est dans une maladroite et
infantile recherche vaine du bonheur ?
Le vaste sujet de l'environnement est avant tout la déforestation de l'intelligence et la stérilité des esprits arc-boutés, empoignant avec une force animale tout ce que l'être humain a de mauvais. Il est famine et guerres, terreau de la montée spectaculaire des intégrismes et des extrêmes qu'aucune réflexion réduite et restreinte d'une pléiade de chefs d'Etats ne viendra à bout. On parlera sûrement de fonte de glace et de l'avancée implacable des déserts mais il n'est pas certain que l'on abordera la prédominance des rapines et la dictature des égoïsmes, sources imparables de la pollution des âmes qui entraîne irrémédiablement l'humanité entière vers son extinction. A bien observer le sang qui gicle de plus en plus de partout, il faudrait bien se résoudre à comprendre que les drames environnementaux ne nichent pas de facto aux sommets des minarets des hauts-fourneaux et que le réchauffement climatique n'est pas une simple donnée de la science physique. Il devient un leurre de croire que c'est l'environnement qui fait l'homme. Les balles des kalachnikovs et les fumées des bombes sont plus pollueuses que les émanations des centrales nucléaires. Ce sont aujourd'hui la cupidité, l'égoïsme et l'injustice humaine qui tracent la voie au réchauffement climatique. Et avant d'étreindre un globe terrestre vacillant ils tuent le peu de noblesse d'âme que les humains gardent encore en eux. |
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