Envoyer à un ami | Version à imprimer | Version en PDF

Pub': la vraie, la bonne, la belle

par Belkacem Ahcene-Djaballah

La publicité commerciale n'est pas simplement un moyen de faire connaître, de faire vendre et de pousser à consommer (ou à produire). Si ce n'était que cela, on se contenterait de ce que fait la simple «réclame» et/ou l'austère annonce. Avec, uniquement, du texte! La publicité commerciale est, aujourd'hui, incontournable en marketing soit pour conquérir de nouveaux territoires ou consommateurs, soit pour booster afin de récupérer en situation de manque. A l'international y compris.

Ces dernières années, on a vu, tout particulièrement, au niveau de l'audio-visuel (à la télévision bien plus qu'à la radio et bien moins sur les réseaux sociaux), une créativité certaine qui a capté l'attention du citoyen-téléspectateur-consommateur, avec un pic durant le mois de Ramadhan. Durant un peu plus d'un mois, on a «une société au ventre plus gros que les yeux et la bourse». On dépense sans compter et, hélas, sans se soucier de la qualité des produits présentés. Du bon, du très bon, mais aussi du mauvais et de l'arnaque.

Côté presse écrite, jusqu'ici, on s'est polarisé sur ce qu'il est convenu d'appeler la «publicité institutionnelle», l'économie nationale, dans bien de ses secteurs aux produits destinés à la consommation, ayant connu une certaine contraction; contraction qui a vu les budgets publicitaires diminuer ou disparaître.

Jusqu'ici, disais-je! Car, depuis peu, une dynamique commerciale, destinée aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, est en train de (re-) conquérir les espaces perdus durant presque deux décennies. Ceci est amplement visible non dans les annonces toujours austères de la com' institutionnelle (qui reste à améliorer grandement qualitativement) et dans les annonces télévisuelles soumises à l'éphémère et à un certain «plagiat», mais bel et bien dans le paysage urbain. Au niveau des grands panneaux d'affichage lumineux (ou non) et, surtout, dans les transports.

La divine surprise est venue, non des espaces publicitaires des stades qui, mis à part les rencontres internationales, végètent avec des panneaux peu nombreux, poussifs et illisibles, du Métro d'Alger qui, durant des années, est resté vide de publicité (marché ignoré ? Tarifs trop élevés? Prospection inexistante ? ), alors que les espaces étaient nombreux et les publics divers et fournis. Il a vu ces machines agrémentées de magnifiques publicités commerciales (Air Algérie et ses nouvelles destinations). En attendant que les panneaux muraux et l'intérieur des wagons, soient occupés, les citoyens-consommateurs voyagent désormais dans un environnement qui «chante», générant certes des «envies» et des rêves d'évasion mais surtout de l'espoir et de l'optimisme. Pourvu que ça dure et que la pratique s'étende, entre autres, aux façades aveugles des grands bâtiments et immeubles et, surtout, à l'intérieur des grandes structures publiques (gares, aérogares et stations diverses, mobiliers urbains…) et s'améliore en faisant appel bien plus à nos artistes et autres créatifs de l'utile, de l'attractif et du beau.