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A défaut de rejoindre leurs écoles en attendant de trouver
une issue à une année scolaire, de plus en plus problématique, certains enfants
ont déniché de quoi s'occuper, tout simplement en s'improvisant en petits
commerçants de légumes et autres produits alimentaires, en venant concurrencer
les adultes sur leurs propres terrains. Au premier jour du Ramadhan 2020, les
espaces consacrés à la vente des légumes et fruits se sont animés pas comme
d'habitude. On a l'impression que tout se faisait au ralenti, des clients
clairsemés devant des étals bien fournis sauf que les prix ont dans l'ensemble
amorcé une légère hausse (10 à 20 dinars) par rapport aux semaines précédant le
mois de Ramadhan. Cela est constaté pour les prix concernant la tomate, le
piment, le poivron, la salade verte, le fenouil, les artichauts ou encore le
concombre, au moment où la pomme de terre se maintient à un prix raisonnable de
40 dinars le kilogramme et les oignons grimpent à 120 dinars/le kg. Même les
viandes rouges restent à leur niveau d'avant, 1.100 dinars et 1.200 dinars
l'agneau. Peut-être que la disponibilité des produits frais en quantité
suffisante a quelque peu freiné la spéculation, les gens se sentent soulagés à
l'idée d'entamer le mois du Ramadhan sans trop de pression, eux qui sont
tellement ébranlés par la maladie épidémique et ses mesures de confinement, les
restrictions de prévention, qui, pour des raisons strictement sanitaires, ont
créé des bouleversements notables dans les habitudes et les comportements. De
toute manière, les gens vaquent à leurs affaires pour acquérir ce dont ils ont
besoin, avant de regagner leurs domiciles en pensant déjà à la soirée qui se
fera chez soi ou comment la meubler, la rendre moins contraignante, moins
pesante, en famille. C'est le souci de tout un chacun en ce temps d'incertitude.
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