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Détenus algériens dans les prisons irakiennes : Ksentini exprime son Inquiétude
par R. N. Le président de la
Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de
l'homme (CNCPPDH), Me Farouk Ksentini, a fait part de son «inquiétude», quant
au sort réservé aux Algériens détenus dans des prisons irakiennes. Ksentini
s'est dit «inquiet» au sujet de ces Algériens du fait de «l'entêtement des
autorités irakiennes et de la détérioration de la situation sécuritaire dans ce
pays». Il a indiqué, à ce propos, avoir eu des contacts, il y a trois jours,
avec un des détenus algériens. «Ce détenu m'avait fait savoir qu'ils vivent (lui
et les autres détenus) dans un perpétuel danger et qu'ils craignent le pire»,
notamment après les attaques ayant ciblé les prisons d'Abou Ghreib et Al Naji
d'où plus de 500 prisonniers s'étaient évadés, a-t-il affirmé dans un entretien
à l'APS. Selon Me Ksentini, les autorités irakiennes campent sur leurs
positions malgré les «grands efforts» du ministère des Affaires étrangères pour
rapatrier ces Algériens, alors que ces mêmes autorités, avaient montré de la
«souplesse» dans le traitement des cas de détenus tunisiens, saoudiens et
d'autres pays arabes. On estime à une dizaine les ressortissants algériens
détenus actuellement dans des prisons irakiennes. L'un d'eux, condamné à mort,
a déjà été exécuté. Ils sont accusés par les autorités irakiennes d'avoir traversé
illégalement les frontières irakiennes et d'être impliqués dans des actes
terroristes. A propos des sept Algériens détenus, depuis plusieurs années, dans
la prison américaine de Guantanamo, Ksentini affirme qu'ils «n'ont commis aucun
crime». Le président de la CNCPPDH considère leur détention «étrange» et
«arbitraire», et rappelle qu'ils «ont été incarcérés sans jugement dans cette
prison par les forces américaines». D'autre part, Ksentini a indiqué que la
CNCPPDH «ne détient aucune information» concernant le transfert de deux
prisonniers algériens de Guantanamo vers l'Algérie, comme cela a été rapporté
par des médias. «Nous sommes en train d'établir des contacts avec des ONG
américaines des droits de l'homme pour le suivi de ce dossier», a-t-il relevé,
précisant que ces ONG trouvent des difficultés pour se déplacer à Guantanamo,
une prison qui se trouve à Cuba. Farouk Ksentini dit également regretter que le
président américain Barack Obama «n'ait pas respecté son engagement de fermer
la prison de Guantanamo, comme il l'avait promis lors de sa (première) campagne
électorale».
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