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Commerce informel: Les exclus du marché Daksi reviennent à la charge

par A. El Abci

Près de 100 commerçants informels exclus du bénéfice de locaux au marché de Daksi ont organisé, pour la énième fois, hier, un rassemblement devant la daïra de Constantine pour protester contre la situation de «hogra» et d'oubli qui les frappe «injustement», estiment-ils, et solliciter une intervention pour les intégrer dans les listes des bénéficiaires au niveau des nouveaux marchés de proximité en cours de réalisation dans la ville.

Selon des protestataires, leur cas relève d'un mépris caractérisé de la part des responsables locaux, sinon comment expliquer, diront-ils, que leur problème, qui date depuis maintenant 13 années, soit toujours en attente de solution. Pourtant, poursuivront-ils, «le wali en personne nous avait promis, lors d'une audience accordée auparavant, que nous serons tous recasés dans les premiers marchés de proximité à ouvrir». Selon le président de l'association des exclus du marché de Daksi, qui les représente auprès des autorités locales, M. Ziabi, «nous sommes exactement 150 commerçants ayant postulé depuis l'an 2000 aux 740 locaux et stands du marché de Daksi, alors en construction, dont nous avons été exclus injustement et nous avons tous les dossiers pour le prouver». Et de citer dans ce cadre, le fait qu'il y a de cela 13 années maintenant, «chacun de nous s'est acquitté de quatre millions de centimes en tant que premier apport d'une opération qui en comptait d'autres. Cependant pour nous, les choses se sont arrêtées là et ce sont d'autres indus commerçants, qui nous ont pris nos places et dont certains d'ailleurs n'habitent pas la wilaya». Et d'indiquer que «les attributions ont été faites dans des conditions opaques. Ce que nous voulons en tenant ce sit-in, c'est d'être recasés comme promis dans les nouveaux marchés qui, à l'instar de celui de Boussouf, des deux de Ali Mendjeli, de celui du 4ème km et Boumerzoug, sont prêts pour ouvrir et les listes des bénéficiaires déjà ficelées, mais malheureusement nous n'y figurons pas». Et de souligner qu'«aujourd'hui, nous voulons voir le chef de daïra et lui rappeler notre cas, sachant qu'il préside la commission chargée des attributions des locaux de ces marchés de proximité et qu'en tant que tel, il constitue l'adresse la plus indiquée pour nous». Contacté de nouveau dans l'après-midi, le représentant des protestataires fera savoir qu'ils ont été reçus par le chef de daïra en personne, qui les a assurés que leur «intégration» est prévue et qu'il ne leur demande que juste un peu plus de patience.