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Oran :
Réseaux électrique et d'AEP de la cité Protin : Les habitants dénoncent la qualité des travaux
par S. C. Les travaux de
rénovation des réseaux électrique et d'AEP entrepris au niveau de la cité
Protin ont été d'abord accueillis favorablement par les habitants, avant que
plusieurs réserves ne soient formulées notamment pour les malfaçons constatées.
Des occupants de cet ensemble immobilier, construit en 1958, estiment que les
entreprises chargées de ces travaux ne prennent pas en considération certaines
normes comme celles du respect des anciens schémas aussi bien externes
qu'internes. Ainsi, pour l'AEP, de visu il est à constater que des
canalisations sont installées sur les parois externes des immeubles défigurant
ainsi son esthétique, alors qu'il aurait été préférable de rénover à partir de
la conduite principale et emprunter les mêmes réseaux secondaires aboutissant à
la gaine technique. Mais ce qui irrite davantage les riverains de cette cité,
ce sont incontestablement les nouveaux branchements électriques apparents, sans
aucune finition et installés en dehors des gaines techniques conçues à cet
effet.
Nombreux sont les habitants qui estiment que les travaux effectués, il y a quelques années, pour rassembler tous les compteurs au rez-de-chaussée ont été un fiasco et d'autres travaux ont été lancés pour installer séparément ces équipements selon la disposition des logements alimentés. Cette défaillance, pour rappel, a été décriée dans plusieurs cités, anciennes et nouvelles, du fait que rassembler les compteurs a entraîné des pannes techniques intempestives et même des incendies. Pour ces habitants, dont la plupart ont acquis leurs logements en copropriété, la qualité des travaux est essentielle, du fait que cela peut faire éviter les risques et de l'autre préserver les parties communes. Ces inquiétudes surviennent à une étape où la majorité des immeubles souffrent de l'inondation des caves et en l'absence d'un réseau d'évacuation opérationnel ainsi que la vétusté des réseaux secondaires, les quelques actions entreprises consistant à les vider s'avèrent insuffisantes. «Plus grave, en plus des odeurs nauséabondes qui se dégagent, ce sont les édifices qui sont fragilisés en raison des infiltrations d'eaux dans les fondations», nous confie un ancien habitant de cette cité, pourtant considérée comme l'une des mieux entretenues de la ville d'Oran, il y a seulement quelques années. Quant au ravalement des façades, le moins que l'on puisse dire est que la cité présente un hideux état en dépit des incessantes doléances adressées à l'OPGI. «Est-ce que notre tort est de ne pas être situés sur une grande artère pour que notre cité ne bénéficie pas de la même considération que d'autres de la ville d'Oran ?», s'interroge en conclusion notre interlocuteur. |
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