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Enième effondrement partiel au 1, rue Mezouar Mohamed: 17 familles en détresse interpellent le wali

par K. Assia

  Les 17 familles sinistrées de l'immeuble en ruine sis au n°1 de la rue Mezouar Mohamed dans le quartier de Médina Jedida ont lancé, hier, un appel pressant au wali d'Oran pour se pencher sur leur cas. Depuis le passage de la commission de daïra, il y a deux ans et le dépôt de leurs dossiers conformément à l'enquête menée par ses membres, aucune suite n'a été donnée à leurs doléances, a-t-on appris hier auprès des concernés. Les effondrements partiels, dont le dernier a eu lieu il y a quelques jours, font craindre le pire aux locataires, notamment à l'approche de l'hiver. En effet, les familles ont été invitées à déposer leurs dossiers et des promesses leurs ont été données pour être relogées en 2016; depuis rien n'a été fait, ajoute-t-on. L'immeuble a été classé par la commission dans la catégorie rouge et depuis plusieurs effondrements ont été enregistrés dans cette bâtisse érigée en R+3 et datant de l'époque coloniale, affirme-t-on, et d'ajouter que chaque fois qu'il y a un relogement, nous pensons directement que nous faisons partie étant donné que les responsables locaux nous ont rassurées que nous serons relogées. Dans un appel de détresse, lancé aux pouvoirs publics et à leur tête le wali d'Oran, les familles ont demandé de l'aide pour éviter de se retrouver sous les décombres. «Cet immeuble risque de s‘effondrer à tout moment, emportant dans sa chute tous les sinistrés», lancent-elles, rappelant que plusieurs effondrements partiels ont déjà été enregistrés dans cet immeuble, causant plusieurs blessés.

Désespérés de constater que les promesses des responsables locaux, quant à leur relogement, n'ont pas été respectées, ils rappellent que les rapports de la Protection civile sont formels. Les habitants doivent évacuer les lieux et l'immeuble est classé dans la catégorie rouge. «Plusieurs commissions, dépêchées par la daïra d'Oran, ont inspecté le site après les lourds dégâts occasionnés et les familles ont été, également, recensées, mais rien n'a été fait pour nous venir en aide», signale une mère de famille. Désemparés, les sinistrés ont revendiqué, leur relogement, seule solution pour leur éviter un éventuel drame.