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Manque de communication, de signalisation, d'éclairage… : Des instructions pour minimiser les désagréments des chantiers routiers

par Houari Saaïdia

Le sujet lié aux désagréments causés par les chantiers des quatre trémies a été l'un des points saillants des deux derniers briefings de l'exécutif. Ce qui a commencé, sous forme d'une simple remarque faite, presque fortuitement, entre deux chapitres de l'ordre du jour, par le chef de daïra d'Oran, M. Bouchama Mohamed, a fini par s'imposer indubitablement en «thème» de débat, avec comme fait -aisément vérifiable-, ce manque terrible et non sans conséquences de plan de communication et de dispositif de signalisation pour nos chantiers routiers. Au départ, le chef de la daïra d'Oran a voulu attirer l'attention sur trois anomalies relevées au chantier de la trémie à l'intersection entre la RN 2A et le CW 45 (Corniche supérieure), communément appelée : «branchement de Coca-Cola». Là, l'obligatoire et impérative signalisation de ce «chantier routier fixe» se font désirer, tout comme l'éclairage, qui serait défaillant depuis l'entame des travaux de déplacement des réseaux. Gauchement signalés, ces travaux lourds ne sont découverts par les automobilistes qu'une fois piégés dedans. La nuit, faute de signalisation lumineuse au moyen de projecteurs et autres gyrophares pour remplacer temporairement les poteaux enlevés ou coupés du courant, ce tronçon devient carrément un coupe-gorge. Quelques dizaines de mètres plus loin, à hauteur de l'autre chantier de trémie projeté aux Amandiers pour résorber le point de cisaillement «RN 2A / 3e Bd périphérique», la situation n'est pas bien meilleure. Aux carences criardes, en matière de signalisation temporaire, il faut ajouter les traversées pratiquement non carrossables. Dans ce chantier comme dans l'autre, on est largement bien au-delà du seuil limite des perturbations inévitables et des désagréments forcés. De fait, le degré d'impact de ces chantiers sur la sécurité et la fluidité routières peut être divisé par dix pour peu que les règles d'art en la matière soient observées. Même constat, mais à un degré moindre, pour les deux autres trémies, en cours de réalisation, en l'occurrence celle à l'intersection entre le 3e Boulevard périphérique et le CW-83 en allant vers Es-Senia, à hauteur de la passerelle piétonnière de Cité Emir Abdelkader, prolongement de Saint Hubert, et celle au niveau du rond-point de l'ENSEP. Dans ce contexte, le maire d'Oran, M. Boukhatem Nouredinne, est intervenu, lors de la même réunion, pour souligner le manque de coordination entre les instances publiques concernées, notamment l'APC et le maître d'ouvrage DTP, en matière de communication et d'information à destination des usagers, notamment à l'occasion des travaux d'une certaine incidence sur le réseau routier urbain. Pour sa part, le président de l'APW, M. Kazi Tani Abdelhak, a fait état de doléances de citoyens quant aux gros désagréments enregistrés au niveau des chantiers en activité, notamment les embouteillages et la défection de la signalisation pour annoncer les points d'intervention et aiguiller les usagers vers les déviations ponctuelles. A la réouverture de ce dossier, avant-hier, le wali d'Oran, Abdelmalek Boudiaf, a instruit les responsables concernés, à leur tête le DTP, ainsi que les opérateurs Sonelgaz et Seor, à l'effet de travailler en symbiose pour réduire, autant faire se peut, l'incidence de ces chantiers et mettre en place des alternatives judicieuses, le temps de mener à bout les travaux. Il y a lieu de noter que de par l'impact qu'auront les travaux de réalisation de ces trémies sur la circulation et le mouvement de transport, ces projets sont suivis de très près par le wali, qui avait imposé un délai «maximal» de 6 mois pour la livraison d'une trémie, qu'elle qu'en soit l'emplacement, la consistance physique, les caractéristiques géotechniques du sol, les contraintes de déplacement des réseaux, etc. Il est question, rappelle-t-on, de cinq trémies (ou passage inférieur, pour s'en tenir au jargon de l'ex «Ponts et Chaussées») conçues pour la résorption de forts points noirs situés à l'intérieur du tissu urbain du Groupement d'Oran. Pour les trois premières trémies, une enveloppe financière de 120 milliards de centimes a été débloquée, à raison de 40 milliards pour chacune.