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A propos de l'assistance de la Banque d'Algérie aux entreprises

par Ouahioune Abderrahmane*

Toutes les entreprises (PME, PMI, TPI) ne peuvent que se réjouir des mesures d'assistance prises par la Banque d'Algérie, la Direction Générale des Impôts, la Direction Générale des Douanes, l'Association des Banques et des Etablissements Financiers, pour ne citer que ces institutions.

Elles saluent par ailleurs de toutes les propositions des experts, particulièrement celles du CAR, visant leur sauvegarde. Toutefois toutes les mesures prises ou proposées seront inopérantes si on continue d'occulter le tsunami, provoqué par la crise socio-économique de 2019 qui a frappé de plein fouet les entreprises, en général et en particulier:

- Les petites et moyennes entreprises créancières de l'Etat et des institutions et administrations publiques, entreprises publiques économiques et des EPIC (Etablissements publics à caractère industriel et commercial)

- Les petites et moyennes entreprises de Travaux publics et de production de matériaux de construction

- Les entreprises de transport

- Les entreprises du secteur hôtelier et restauration

- Les petites et moyennes entreprises autorisées précédemment à importer des kits CKD ou fonctionnant sous licence.

Force est de reconnaître que toutes ces entreprises ont été durement affectées par la crise socio-économique de 2019, durant laquelle elles ont été livrées à elles-mêmes, face à des décideurs (administrations et banques), tétanisées par un environnement houleux et, partant, totalement occultées au profit de l'euphorie de changement de système qui monopolisait toute l'actualité. Toutes les petites et moyennes entreprises ont donc été durement éprouvées par une conjoncture antérieure défavorable et leur déséquilibre financier, voire leur incapacité de remboursement sont antérieurs à l'arrivée de la pandémie.

C'est pourquoi, toutes les mesures proposées devraient avoir un effet rétroactif au moins au 01 mars 2019 ; même si ces mesures demeureront insuffisantes, au regard de tous les préjudices subis.

Pour conclure, il y a lieu de noter que notre proposition ne fait pas appel au sempiternel artifice de recours au soutien à l'Etat providence.

*Consultant financier, ex-directeur central à la Banque Extérieure d'Algérie, chargé du Financement des Grandes Entreprises du secteur public (DFSP)



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