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Avenue Aouati Mostefa: Une source d'eau à l'origine des éboulements

par Rahmani A.

Avec l'annonce de l'éventuelle fermeture du pont de Sidi Rached, un autre problème, et non des moindres, menace la circulation à Constantine, lié celui-ci à l'avenue Aouati Mostefa. Sur cet axe, les premières déconvenues ont commencé voilà deux ans, presque jour pour jour, lorsque d'énormes tas de terre mélangée à de grosses pierres s'étaient subitement déversés sur la chaussée qui a d'ailleurs été bloquée, conséquence d'un éboulement survenu à quelques encablures de l'hôtel «Panoramique». A cette époque précise, des automobilistes surpris ont pu éviter le drame de justesse même si des dégâts matériels sérieux ont été enregistrés par ces éboulements. L'APC avait tenté de colmater la brèche mais le mal ne fut jamais totalement éradiqué en dépit des barrières métalliques et de petites murettes mises spécialement en place pour stopper l'avancée du terrain. Après les dernières chutes de pluie et de neige, ce tronçon, passage obligé des véhicules et des piétons, l'avenue Aouati Mostefa, est devenue un chantier «éternel» donnant l'impression de ne jamais trouver d'issue. Il s'imposait donc de prendre en main le plus rapidement possible ce gros problème et le régler au plus vite. A ce titre, il ne faut pas perdre de vue que cet axe long de deux kilomètres environ constitue une voie d'accès vitale vers le centre-ville pour tous les usagers venant d'Alger et de Sétif ou désireux de quitter le centre-ville pour les destinations inverses.

Contactés à ce sujet, les services techniques de l'APC assurent «que cette fois-ci sera la bonne, car la principale cause de tous ces éboulements est une source souterraine. Cette dernière vient d'être localisée avec précision et ces eaux, grâce à un drain, sont aujourd'hui acheminées et déversées dans un avaloir.

A présent que le beau temps semble revenu, les services municipaux en charge du problème vont s'atteler, disent-ils, à construire un mur dit de surélévation sur une longueur de 300 mètres pour clore définitivement ce point noir. Coût global de l'opération : environ 300 millions de centimes, ont avancé ces responsables.