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Les psychologues en grève

par S. C.

Les psychologues de santé publique, dont le nombre avoisine les 1.600 à l'échelle nationale, entament aujourd'hui et à raison de 3 jours par semaine, leur débrayage conformément à la décision prise le 12 mars dernier par l'assemblée générale organisée à l'hôpital Mustapha par le Syndicat national algérien des psychologues (Snapsy).

La décision a été communiquée par ce syndicat dans une correspondance adressée au ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière (MSPRH), et qui est revenu en détail sur les motifs de son retour à la protestation après celles organisées précédemment. Le Snapsy rappelle que la plateforme de revendications formulée depuis le 19 février 2006, et remise au ministère de tutelle, est restée sans réponses en dépit des promesses des responsables centraux dont les dernières en date ont été celles du secrétaire général du ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, datant du 15 janvier dernier. Joint hier par téléphone, Khaled Keddad, le président du Snapsy, a déploré le fait que cette corporation est restée le parent pauvre du système de la Santé publique nationale, au point où il a qualifié le département ministériel de Saïd Barkat, de « ministère de la médecine publique » étant donné que la prise en charge des malades au plan psychologique qui, dans de nombreux cas s'avère déterminante, est totalement ignorée. Notre interlocuteur rappelle qu'au niveau de la tutelle, aucune norme n'a été émise dans ce domaine alors qu'à l'OMS, la norme est d'un psychologue pour 100 000 habitants. Par ailleurs, notre source rappelle que depuis le premier statut du psychologue datant de 1973, la situation socioprofessionnelle de ce praticien n'a cessé de se détériorer en raison des décisions de la tutelle. La dernière en date est celle relative à la revue à la baisse de la durée de formation dispensée pour le psychologue clinique dans le cadre de l'introduction du système LMD, une formule qui ne peut en aucun cas permettre une formation de qualité.