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Cette semaine, la pomme de terre a franchi allégrement la barre des 100 dinars/kg dans bon nombre d'étals à travers le pays. Du jamais vu. Une flambée « inattendue », parait-il, par les professionnels et analystes « divulguant » les récurrentes raisons désormais devenues futiles voire obsolètes. Ainsi, c'est devenu vraiment harassant pour la majorité des ménages démunis consommant, il est vrai, de plus en plus ce féculent et, donc, font retourner les gens malgré eux à la case départ des tracas de pénuries et son corollaire la cherté élevée en certains légumes nutritionnels et subséquemment de santé publique, dont nous venons de célébrer timidement la journée mondiale, en terme d'équilibre alimentaire pour la majorité des gens consommant fréquemment ce tubercule aux bienfaits multiples notamment pour les bébés, enfants et gens âgés notamment malades ! En effet, son prix actuel jugé à juste titre excessivement élevé en cette période de l'année normalement propice à sa profusion, à telle enseigne que tout raisonnement, allant dans le sens de l'explication des causes et effets de cette inflation maraîchère généralisée, parait hasardeux voire malséant, et ce, tout en sachant les limites climato saisonnières et affections phytopathologiques arborées exagérément, en tant? qu'arguments justificateurs même pour cette année jugée bonne pourtant, au devant de la scène médiatique et même professionnelle, relayée par des discours tordus et que leurs « thèses », n'ont de sens que pour eux et leur clientèle bien évidemment, ainsi étalées sans vergogne et de surcroît en période de pénuries devenues cycliques par la force des dysfonctionnements voire de l'absence d'un suivi pertinent, au jour le jour, des mécanismes régissant l'itinéraire cultural et commercial de la dite spéculation, d'autant plus que les réalités du terrain en terme de répartition, non profondément étudiée d'ailleurs dans tous ses volets, des lieux propices à la culture de cette solanée, selon des indicateurs agro-pédo-climatiques minutieusement hiérarchisés , et de maîtrise des techniques de production selon un processus scrupuleux et dynamique en terme de fluidité commerciale régulée à travers l'ensemble du territoire national. Pourtant, moult recommandations et expériences existent dans ce sens. Donc, à chaque fois que son prix prend de l'envol, de « savantes » terminologies et explications déroutantes à l'image d'un reportage de l'ENTV diffusé à 20 H de ce dimanche passé, montrant ce genre d'assurances du genre langue de bois. En vérité que des disculpations, plus que révoltantes, à l'avantage de tout un système de gestion agro économique ayant atteint pourtant, depuis belle lurette, ses limites organisationnelles et fonctionnelles en la matière malgré certaine avancées remarquables dans d'autres domaines non encore consolidées et seraient, donc, à la merci d'aléas ravageurs de tous ordres. Dans nos précédents articles, de l'année dernière , consacrés au problème récurrent de l'insuffisance de la production agricole en général et des produits à large consommation en particulier - céréales, lait, pomme de terre? - nous avions décrits quelques points relatifs aux incohérences et lacunes définies en la non maîtrise des techniques de production, la répartition inégale des bonnes terres dont certaines ne sont pas travaillées, ou peu, depuis belle lurette ainsi que de la non prise en compte des limites en terme de pluviométrie et d'utilisation rationnelle des ressources superficielles et souterraines en eau . Ajouter à cela, la non prise en charge par les pouvoirs publics compétents, en la matière, des blocages multiformes que rencontrent les agriculteurs non « paperassiers » n'ayant pas bénéficier, ou rarement, de crédits et autres soutiens désormais considérés par certaines clientèles comme leur droit exclusif obtenu excessivement « aux frais de la princesse ». A savoir : le soutien financier qui leur est largement octroyé conjugué à la malice laudatrice, alors que la majorité de la population, et nos puits pétroliers avec, s'ensable de plus en plus dans la dépendance outrancière et humiliante des cours internationaux, en divers produits alimentaires. Ainsi, 8 milliards de dollars d'importation au titre de l'année dernière, c'est plus qu'alarmant, alors qu'en 2004 elle était à moins de 4 milliards de dollars ! Et demain ? « Ouama adraka mina'el Djazair » affirment sincèrement, et à juste titre d'ailleurs, des volontés nationalistes de cœur et d'esprit croyant dur comme fer que notre immense pays, qu'ils ne le confondent point a leurs destins personnels, aux immenses terres sous-exploitées car irrationnellement occupées et bien d'autres aléas. A ce titre, et malgré les progrès enregistrés dans d'autres domaines tels que l'habitat, le transport, les infrastructures de base, le développement humain en certains points?; nous restons malheureusement cloués par la dépendance alimentaire, entre autres sujétions de taille voire harassantes, et que les élections présidentielles qui vont se dérouler ce jeudi courant, malgré leur importance pour l'avenir du pays, ne diminuent en rien les multiples enjeux. En rien ! Ainsi, après une campagne plutôt bonne et calme, dans un certain sens, il n'en demeure pas moins que parmi les six candidats postulants à la magistrature suprême, des voix se sont élevées pour critiquer certains dépassements de part et d'autre notamment issus des états d'esprit habitués à ce genre de frasques et détours éminemment condamnables mais, malheureusement, toujours impunis voire banalisés et vite oubliés après les élections. Comme d'habitude ! Donc, l'essentiel est que les 20 millions d'électeurs recensés selon les déclarations officielles, qu'ils soient suffisamment sensibilisés même si seulement 50% iront voter. Tout ce qui va suivre est une reproduction fragmentaire de notre article, paru au Quotidien d'Oran du 24 juillet 2008, relatif à cette fameuse pomme de terre se voulant être la vedette comme les œufs et poulets prenant des « ailes » eux aussi, et fortement consommés en ce jeudi de pleine mobilisation électorale ! DES FRITES « Récemment, il à été décidé de prendre des mesures pour, d'une part, encourager la filière du froid afin qu'elle stocke la surproduction de pomme de terre durant l'été, et ce, moyennant des soutiens financiers et de primes octroyés dont une police d'assurance, et, d'autre part, de préserver les maraîchers, auteurs d'une telle production, d'une « faillite » puisque, pour leur plupart, ils ont vendu leur tubercule à moins de 10 DA/Kg. Entre-temps, 150.000 tonnes de pomme de terre, sont supposées être en excèdent - au fait sur quelles bases technico-économiques tangibles, cela à été estimé en tant que tel, du simple fait qu'on connaît les écarts de nos soi-disant statistiques agricoles ? - et dont 30.000 tonnes ont été déjà « frigorifiées » en moins de? 7 jours seulement, soit 4285 tonnes/jours, d'après le responsable dudit secteur. A ce train, on frigorifiera exactement les supposés 150.000 tonnes, encore en circuit, tout juste avant le ramadan. De la prévoyance ? Peut-être. Cela pourrait bien être aussi, un effet d'annonce aux multiples impacts subtiles, comme c'est déjà pratiqué dans d'autres secteurs ces derniers temps. Cependant, l'objectif assigné pour cette opération est de réguler le marché au moment opportun prévient-t-on. A cet effet, la pomme de terre serait achetée, d'après le même responsable, de chez les agriculteurs à 20 DA/kg. Moins de 20 DA/kg en moyenne actuellement et au détail. De 70 DA il y'a quelques mois à ce dernier prix, il y'a une sorte de dérégulation qu'on ne cesse de subir de l'extrême à l'extrême. Par inadvertance. En d'autres termes, d'une érosion des bourses des ménages à la faillite, supposée, des producteurs. Tout un tournis ! Celle de saison est, par principe naturel, toujours abondante et nécessite, pour sa longue conservation, ce genre de palliatif un peu compliqué certes mais qu'en revanche, s'il est bien conduit en son temps, pourrait bien assurer une soudure appropriée pouvant aller jusqu' a la prochaine récolte pré hivernale si, bien sur, celle-ci serait au rendez-vous en quantité suffisante. Ce type de pomme de terre, ne nécessite aucune mesure de conservation en cette période et, qu'en plus, elle est fortement consommée en hiver du simple fait quelle est riche en calories. Pour ce faire, donc, les promoteurs de cette mesure doivent avoir, en principe, une connaissance fouillée au moindre détail et au mètre carré et cube, prés, les capacités de stockages par le froid, en présence, et leur répartition à travers le territoire national, leur concentration géographique, et s'ils seraient disponibles à cette fin au cours de cette période de forte chaleur, etc. Ceci, pour éviter les désagréments habituels qui seraient dus aux estimations biaisées et mesures non appropriées avec toutes les conséquences dont, justement, la pénurie liée aux spéculations en tous genres justifiant, comme d'habitude, d'autres échappatoires et conseils de gouvernement couronnés par d'autres intentions scabreuses. En effet, un programme de régulation des équilibres agro économiques liés à la sécurité alimentaire, en certains produits périssables et pour une conjoncture donnée, devait impérativement prendre en compte tous les aléas en présence, ou du moins les plus saillants et déterminants d'entre eux, afin d'assurer le minimum de garanties et, donc, de réussite des projets engagés dans ce sens. Tout un processus mûrement réfléchi. Pour la dite matière, cela va du recensement scrupuleux, et surtout précocement, des lieux surproducteurs, en la matière, à un système d'électricité prémuni des pannes et de chutes de tensions comme c'est fréquent en cette période avec toutes les conséquences redoutées . Donc, une température nécessairement stable durant toute la durée désignée et, bien évidemment, du contrôle phytosanitaire, des fraudes et des risques liés à la santé publique, de l'état de consomptibilité des tubercules et autres tomates à même les étals, etc. Franchement, et au vu de l'état actuel des choses, ces précautions ne sont pas à la portée de tous les stockeurs et distributeurs, encore moins réunies partout. En d'autres termes : On ne cesse de mettre la charrue avant les bœufs ! Et que parfois on n'y trouve ni l'une, ni l'autre ! A l'image des anciens attelages, de soutien agricole, annoncés comme la panacée à tous les maux parasitant notre agriculture et son développement, mais qui se sont avérés, huit ans après, que des saupoudrages aux résultats désastreux, et ce, malgré les progrès relatifs ciblés sur des productions - a l'image des solanées ci-dessus mentionnées - n'ayant aucun impact déterminant sur la sécurité alimentaire de base dont elle est constituée essentiellement de céréales, lait, et légumes secs?Un ensemble, de plus en plus, fuyant ». DES TUILES «D'après les dernières intentions sectorielles, il semblerait qu'ils affichent une volonté apparemment manifestée, dans ce sens, par le nouveau/ancien locataire de ce département aspirant à sensibiliser l'ensemble des intervenants directs et indirects liés au monde agro-rural, afin d'assurer la sécurité alimentaire du pays. Cette dernière notion reste à ancrer, dans sa juste dimension, profondément dans les esprits du simple jardinier à Cevital agro-industrie. Tout un monde ! D'après notre humble point de vue, ce serait de ce coté là sur lequel devrait se baser toute la redynamisation de ce secteur stratégique. Une occasion inespérée, en terme de sa prise en charge au plus haut point Les enjeux alimentaires de demain, nous les avons déjà pratiqués hier, d'une certaine façon, mais ce n'était que les signes avant-coureurs profilant d'autres plus affrontant. Inévitablement ! Proposer aujourd'hui, dans ce sens, un Haut conseil à la sécurité alimentaire, à condition que l'état d'esprit collectif y régnerait en toute démocratie et qu'il ne serait pas une coquille vide à l'image d'autres du genre se noyant dans l'autocratisme, n'est nullement dénué d'esprit, ni du bon sens lié à de la prévoyance. Pas du tout ! Ce qui l'est, par contre, c'est de la considérer comme un?slogan rabatteur à tort et à travers, comme d'habitude et, ce qui est épouvantable, de la faire agiter en tant qu'épouvantail pour d'autres desseins. Comme brandi extérieurement cette semaine par l'OMC ! Enfin, bon vent à toute stratégie et concepts fertilisant - encourageants - les états esprits de nos agriculteurs, et, de ceux des élites toutes obédiences et professions confondues, personnalités scientifiques? pour que nous instaurions, enfin, un système de bonne gouvernance dans tous les domaines, aussi bien de l'agro rural que dans bien d'autres également flottants, car il s'agit de tout un mouvement d'ensemble et, à partir de là, au profit de la société dans sa totalité. Bien que celle-ci se développe, tant bien que mal, au quotidien, dans peu de secteurs florissants mais, qu'en revanche, elle lui manque des outils pertinents de prévoyance pour anticiper les travers grevant d'autres domaines économiques, pourtant déterminants pour l'avenir du pays. Comme celui du secteur l'Agriculture qui se vide, progressivement, de son substrat ruraliste qui est la sève du monde agricole, au profit d'une citadinité ruralisée galopante. Une double adversité aux effets calamiteux à terme ! Car une rente distribuée en disproportion effrayante, entre les individus, le monde rural et l'urbain, avec en plus une société atomisée, en mal d'inspiration et d'efforts ciblés sur l'essentiel et le consistant, ne favoriserait que les fourvoiements des uns et découragements des autres . Ce qui suscite d'ajouter que la puérilité d'esprit, personnifiée en la cigale, en est la représentation de toutes les frites et autres tuiles sévissant pour encore longtemps. Donc, seul l'état d'esprit collectif et prévoyant de la fourmi saurait? ! » Fin. Enfin, aux dernières déclarations officielles issues du département ministériel concerné - rapportées par le quotidien l'expression du 6/04/2009 page 24 -, affirmant que : « les prix vont baisser dans les prochains jours ». Et, plus loin, il insiste pour que : « les producteurs et les consommateurs doivent?s'organiser pour mettre fin à la hausse des prix et organiser le marché en la matière ». Donc, le bout du tunnel n'est pas dans « quelques jours ». Peut-être bien dans quelques semaine à la rigueur. Alors ces quelques jours, ce ne seraient que des fadaises en plus des autres bévues ? Assurément ! A l'image d'un? cheval hargneux et boiteux ne savant pas adopter la bonne démarche. Et donc, il va ruer !! |
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