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La pandémie : énième vague de propagande statistique virale

par Khider Mesloub

« Le statisticien est un homme qui fait un calcul juste en partant de prémices douteuses pour aboutir à un résultat faux ». (Jean Théodore Delacour).

À lire et à écouter les médias qui manipulent l'opinion com me leurs maîtres du pouvoir les chiffres, nous serions sur le point d'être submergés, non par une énième vaguelette mais un tsunami viral pandémique.

Les États, à défaut d'investir des moyens financiers pour construire des unités de soins pour protéger les personnes âgées et vulnérables, se complaisent dans le divertissement de la fabrication de la peur, cette peur dont un poète antique, à cette époque reculée où les peuplades étaient terrorisées par les forces de la nature, disait qu'elle engendre des dieux. À notre époque contemporaine technologique en plein recul civilisationnel, la peur engendre des diables gouvernementaux pour terroriser les peuples.

En effet, de nos jours, la production de la peur a pris une dimension industrielle, seule industrie à ne pas subir la crise. Au contraire, l'industrie de la terreur connaît une croissance exponentielle, elle tourne à plein régime (fasciste). À cet égard, actuellement, pour entretenir et amplifier la peur, de nombreux médias stipendiés, relayant les données chiffrées de l'OMS et des États, ces succursales du grand capital financier (Big Pharma, GAFAM), diffusent des reportages catastrophistes selon lesquels la prétendue énième épidémie statistiquement annoncée mais non médicalement démontrée, pourrait provoquer 500.000 morts uniquement en Europe. (On se souvient qu'en mars 2020, l'Impérial Collège annonçait, également, pour les mois d'avril-mai 2020, dans son rapport statistiquement formulé, des millions de morts de Covid-19 en Europe et aux États-Unis. Ce rapport alarmiste, rédigé sur la base d'un modèle mathématique inexact, pour ne pas dire délibérément falsifié, avait été publié pour justifier le confinement pénitentiaire décrété par les gouvernements. On se souvient que ce même rapport prévoyait pour la Suède, seul pays à ne pas avoir instauré le confinement, 40.000 décès au 1er mai 2020, et 100.000 au mois de juin 2020. Au final, presque deux ans après, fin 2021, la Suède compte aujourd'hui, dépit de l'absence de confinement et de mesures restrictives, moins de 15.000 décès, majoritairement parmi les populations âgées et vulnérables. Autrement dit, sur une population de 10,35 millions d'habitants, cela a représenté 0,001 par an.

Donc, sans confinement ni mesures restrictives, 99,99 des Suédois ont survécu à l'épidémie du Covid-19. Pour un Serial Keller, selon les informations statistiquement distillées par les gouvernants, le coronavirus aura été un enfant de cœur. En revanche, nos enfants de cœur gouvernementaux auront été les véritables Serial Keller socioéconomiques et politiques avec leurs massacreuses mesures liberticides et antisociales ayant décimé des centaines de millions d'innocentes victimes de par le monde, précipitées dans la paupérisation absolue, autrement dit la famine). Résultat des courses de cette cabale chevaleresque lancée par les seigneurs du pouvoir : talonnés par la peur imaginaire, des millions de personnes se pressent devant les laboratoires pour se faire tester ou plutôt pour s'infester mutuellement d'épouvantes. Ou, pire, s'injecter cette lotion magique génique, fiole vaccinale ARN-m, censée prémunir contre le débonnaire virus. Virus assurément moins dangereux que tous les gouvernants qui détruisent concrètement les conditions d'existence et de travail de millions de personnes, saccagent réellement l'économie par leurs mesures irrationnelles, anéantissent effectivement la vie sociale et culturelle par leurs dispositifs restrictifs démentiels. Quoi qu'il en soit, pour la énième fois, rebelote : de nombreux États rejouent les mêmes cartes apocalyptiques en tablant sur l'accélération statistiquement fabriquée de l'épidémie. Épidémie devenue enjeu stratégique et jeu dérivatif pour les gouvernants vérolés par le microbe de la manipulation mentale. Sur le fondement de chiffres frauduleusement majorés, maquillés par nos mijaurées gouvernementales et «scientifiques», plusieurs États envisagent de décréter des mesures de restriction drastiques, notamment par la limitation des déplacements et des rassemblements, et autres mesures barrières (j'allais écrire guerrières tant elles s'apparentent à des dispositifs adoptés en période de guerre où la mort rôde à chaque coin de rue. Avec la pandémie statistique covidale, paradoxalement la menace de mort occupe en permanence les plateaux télé et les colonnes de journaux, mais jamais l'espace public et la rue, fréquentés par des personnes en très bonne santé mais mortes de panique, terrifiées par le médiatique virus Covid-19 annoncé présent partout mais nullement dans les corps humains. À croire que ce virus se transmet uniquement par voie médiatique, de média à média abondamment contaminé, et jamais par voie humaine, de personne à personne, naturellement immunisée contre l'infection journalistique virale).

Une chose est sûre : le reconfi        nement couve, le couvre-feu se confirme, la vraie figure hideuse des gouvernants se découvre. Sous couvert de neutralisation du Covid-19 (cette arlésienne virale dont tout le monde en parle mais jamais ne rencontre tant son apparition phénoménale ressortit du domaine de l'improbable, du calcul des probabilités statistiques gouvernementales), le pouvoir décrète la paralysie sociale de la société civile étouffée sous la pandémie des interdits, l'asphyxie financière de l'économie réelle saccagée sous le déferlement de vagues de pénuries des produits et de renchérissements des tarifs, l'anéantissement psychologique de la population nécrosée à force de subir des pressions démentielles, pour résoudre une petite crise de santé publique, une épidémie grippale au taux de mortalité de 0,03%, dont la moyenne d'âge est de 82 ans. Ainsi, la flambée du virus de la désinformation et de la manipulation repart à la hausse avec une propagation médiatique sensationnelle statistiquement menée.

Les statistiques et les « estimations » sont excipées en guise de preuves médicales par les gouvernants afin de justifier et légitimer la mise sous cloche répressive de la société, la propagation et le renforcement des lois virales d'exception, attentatoires aux droits civils fondamentaux.

Le jeu de chiffres est devenu la distraction « scientifique » des puissants jamais en peine de vils calculs et d'opérations de manipulation des esprits. De manière générale, la désinformation consiste à fabriquer délibérément une communication falsifiée ou une information statistique amplifiée, via les supports médiatiques stipendiés, relayée avec une mise en scène spectaculaire pour lui imprimer une dimension émotionnelle effrayante propre à anesthésier toute réflexion au sein de la population tétanisée. Tel est le climat médiatique actuel dominé par la propagation du virus de la peur, la diffusion d'informations virales réduites à leurs banales expressions statistiques politiquement amplifiées et falsifiées.

Les statistiques servent d'unique valeur référentielle informationnelle. À l'ère du vide, la quantité a remplacé la qualité. L'alignement des chiffres et l'exhibition des graphiques statistiques tiennent lieu d'analyse journalistique. Les courbes (fourbes?) font l'information !

Depuis le déclenchement de l'épidémie de Covid-19, toutes les mesures décrétées par l'OMS et les gouvernements nationaux ont été fondées sur la base d'«estimations» et de «statistiques» douteuses, «vagues», à l'instar de la prochaine épidémie annoncée à grands renforts de propagande, fondée sur l'exhibition de « taux d'incidence », statistiquement montés en épingle par les gouvernements mais épinglés par les authentiques scientifiques. Une propagande virale qui augmente de manière géométrique, contrairement au coronavirus qui progresse de manière arithmétique. In fini, à observer la psychose suscitée parmi la population, le virus médiatique s'avère plus destructeur que la prétendue épidémie grippale.

Selon les experts, l'analyse scientifique médicale (et non mathématique) révèle que les estimations de « taux d'incidence » exhibées par l'OMS et les gouvernements sont sujets à caution car ils n'ont pas subi l'épreuve de l'examen assermenté par des instances scientifiques indépendantes et libres. Ces tests, outre qu'ils sont réalisés avec des instruments de dépistage litigieux (comment un test créé dans les années 1990 peut-il détecter un virus inconnu, apparu fin 2019 ?), posent un problème de fiabilité scientifique sur les caractéristiques du coronavirus (qui, soit dit au passage, appartient à la même famille du virus grippal saisonnier, semblable aux bêta-virus du rhume de type coronavirus). Selon les médecins et les virologues honnêtes, les tests ne détectent ni n'identifient le virus. Le test RT-PCR standard utilisé pour « détecter » le virus «ne peut pas identifier le virus ». Il détecte des débris viraux imprécis, sans possibilité de déterminer s'ils sont vivants, encore moins savoir s'ils sont infectieux. En vérité, tant que demeurent enfouis dans le corps humain des débris viraux, par ailleurs, fréquemment présents (car, comme l'a écrit Gilles Deleuze « nous faisons rhizome avec nos virus, ou plutôt nos virus nous font faire rhizome avec d'autres bêtes », en effet une partie de notre ADN, sans doute autour de 8%, serait d'origine virale), le test effectué se révèlera toujours positif. Aussi, il ne faut pas s'étonner que des millions de personnes soient testées positives, pour contribuer à accréditer la thèse de l'augmentation du nombre de cas de positifs « confirmés » dans le monde. Ironie de l'histoire, avec la fin du remboursement des tests PCR et antigéniques dits «de confort», entraînant une baisse de «détection directe» par voie de dépistage sérologique, les gouvernements sont réduits, aux fins de prolonger indéfiniment leur «narratif covidal» (interminable feuilleton viral gouvernemental), à explorer les eaux usées des égouts pour débusquer la présence du coronavirus pouvant permettre l'évaluation statistique du taux d'incidence. Nous avions la presse de caniveau pour alimenter l'information de pestilentielles nouvelles, nous avons maintenant les prélèvements des égouts pour nourrir la pandémie statistique de nouvelles données chiffrées.

Par ailleurs, aujourd'hui, à l'orée de la saison hivernale, les gouvernants, de manière machiavélique, pour justifier et légitimer la pérennisation des mesures restrictives liberticides, alors que l'épidémie du Covid-19 a considérablement reculé, vont, par falsification statistique, instrumentaliser l'épidémie de la grippe saisonnière qui nous fait souffrir chaque année, au virus semblable aux bêta-virus, SRAS-1 et Covid-19. Nous avons affaire à une véritable imposture sanitaire.

Désormais, par un tour de prestidigitation communicationnelle falsifiée, les gouvernants s'appuieront sur les données des grippes saisonnières pour les convertir en statistiques d'origine covidale.

Pour prendre le cas de la France, chaque année, une vaste épidémie sévit, durant de 4 à 12 semaines et touchant de 2 à 8 millions de personnes, provoquant en moyenne plus de 10.000 morts – 14.400 en 2017 et 18.300 en 2015 –, essentiellement parmi la population âgée – les personnes âgées représentent 90% des cas mortels. Ainsi, depuis plusieurs décennies, chaque hiver, plusieurs millions de personnes contractent la grippe en France : cette maladie contagieuse affecte notamment les voies respiratoires. Donc, rien de nouveau sous le ciel virologique : il a toujours recouvert de son manteau viral contagieux la population française et mondiale. Le virus passe très facilement d'une personne à l'autre. Les lieux confinés et très fréquentés – métro, bus, écoles, entreprises – sont donc propices à sa transmission. Cependant, désormais, ce fléau grippal saisonnier (au virus semblable aux bêta-virus, SRAS-1 et Covid-19) sera comptabilisé, dans les statistiques officielles des autorités sanitaires, comme la prolongation (rebond) de l'épidémie de Covid-19.

Et, comme depuis deux ans, Covid-19 rime avec mesures coercitives, la grippe saisonnière assimilée au Covid-19 impliquera l'épidémie de lois restrictives, acceptées avec la même résignation et fatalité que le coronavirus statistique.

Enfin, à l'orée de la cinquième vague statistiquement annoncée ces derniers jours, selon les médias, ce qui inquiète les autorités, ce n'est pas tant la flambée des contaminations que celle des hospitalisations pouvant conduire à une saturation des hôpitaux. Ainsi, deux ans après l'apparition de l'épidémie, les gouvernants brandissent le même argument pour justifier les mesures restrictives. En dépit de la persistance de l'épidémie (statistique) depuis deux ans, au lieu d'élargir les capacités d'accueil et d'équipements des hôpitaux, les États s'acharnent à réduire les possibilités de vie (de circulation) et les libertés (individuelles et collectives) de l'ensemble de la population. Au lieu de changer la stratégie de gestion sécuritaire adoptée, devenue pourtant inopérante à force d'échecs répétés, les gouvernants persistent curieusement à reconduire la même chaotique politique sanitaire (en vrai sécuritaire).

Cette propagande sur la énième vague épidémique, statistiquement rondement bien menée, vise à prolonger la politique du chaos impulsée au début de l'année 2020. Ce désordre sanitaro-économique apparent, appuyé sur les pénuries et le surenchérissement des prix des produits de consommation et matières énergétiques industrielles, s'inscrit dans la stratégie de l'ingénierie sociale du « chaos constructif » (ou « destruction créatrice », selon l'expression de Joseph Schumpeter). Il a pour objectif la mise en œuvre accélérée de la gouvernance mondiale du grand capital financier (occidental), sur fond de la refondation du capitalisme en crise aux fins d'instaurer une économie dématérialisée, numérisée, ubérisée, assujettie au télétravail et l'e-commerce (économes en coûts de locaux, en facturations diverses liées à l'entretien, électricité, eau, assurance, frais de repas et de transport dus aux salariés, etc.). L'ère de l'économie « physique » et réelle est révolue. Bienvenue dans l'économie dématérialisée et virtuelle à entreprises évanescentes, à réglementations salariales disloquées, à avantages sociaux démantelés, à rémunérations drastiquement comprimées, à pourvoir d'achat pulvérisé par l'inflation. Et comment favoriser cette restructuration économique mondiale, reproduction élargie du capital par l'innovation dans les secteurs porteurs modernes contemporains, opérée avec les inévitables dommages collatéraux sociaux susceptibles de provoquer des soulèvements insurrectionnels, sinon par l'instauration d'un climat de terreur pérenne, approprié pour verrouiller durablement l'ensemble de la société. Le Covid-19 est devenu le meilleur allié des puissants pour les aider dans leur entreprise de refondation despotique du monde.