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Vendredi, 50e jour du cessez-le-feu,
Israël continue de violer unilatéralement l'accord de Charm
Al-Cheikh, en poursuivant ses attaques meurtrières contre les civils de Ghaza et en ne respectant pas le volet des aides
humanitaires préconisé par le « plan de paix », et ce en total accord avec
l'administration Trump.
L'occupation sioniste continue de cibler différentes régions de Ghaza et d'empêcher l'entrée des produits nécessaires pour la population et les hôpitaux, et poursuit ses attaques en Cisjordanie, notamment à Jénine où les forces armées israéliennes ont exécuté, jeudi, deux Palestiniens non armés et qui avaient les mains sur la tête. Les images de cette exécution sommaire ont fait le tour du monde depuis jeudi. Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a exprimé, vendredi, sa consternation face au meurtre de deux Palestiniens. « Nous sommes horrifiés par le meurtre flagrant, hier, par la police israélienne, de deux Palestiniens à Jénine, en Cisjordanie occupée, dans ce qui semble être une nouvelle exécution extrajudiciaire », a déclaré le porte-parole Jeremy Laurence lors d'une conférence de presse de l'ONU à Genève. Le Mouvement Hamas et le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) ont dénoncé, dans deux communiqués distincts, l'exécution sommaire commise jeudi à Jénine. Pour le Hamas, «l'exécution de sang-froid de deux jeunes Palestiniens non armés à Jénine par les forces d'occupation, alors qu'ils avaient quitté leurs foyers sans représenter la moindre menace, révèle une fois de plus la mentalité criminelle qui caractérise le comportement de l'occupation et son mépris total pour la vie des Palestiniens, en violation de toutes les lois et normes humanitaires». De son côté, le FPLP considère que cette «exécution extrajudiciaire (...) est un crime de guerre avéré», et exige que des «mécanismes de responsabilisation sérieux» soient mis en œuvre, et «non pas de vaines déclarations». Le FPLP considère que «ces crimes sont commis jour et nuit avec la pleine complicité des États-Unis et le silence de la communauté internationale, qui offrent à l'occupation la couverture et la protection dont elle se sert pour échapper perpétuellement à toute responsabilité et à toute sanction». Amnesty International : Israël poursuit son génocide à Ghaza «Plus d'un mois après l'annonce d'un cessez-le-feu et la libération de tous les otages israéliens en vie, les autorités israéliennes continuent de commettre un génocide contre les Palestiniens dans la bande de Ghaza occupée en continuant de soumettre délibérément ces personnes à des conditions de vie destinées à provoquer leur anéantissement physique, sans montrer aucun signe de changement dans leurs intentions», a déclaré Amnesty International dans un document publié jeudi dernier. Pour Agnès Callamard, secrétaire générale d'Amnesty International, «le cessez-le-feu risque de créer l'illusion dangereuse d'un retour à la normale» à Ghaza, appelant la communauté internationale à «ne pas se laisser berner». «Si les autorités et les forces israéliennes ont réduit l'ampleur de leurs attaques et autorisé l'entrée d'une aide humanitaire limitée à Gaza, le monde ne doit toutefois pas se laisser berner. Le génocide perpétré par Israël n'a pas pris fin », a-t-elle déclaré. Le rapport constate que «malgré une réduction de l'ampleur des attaques et quelques améliorations limitées», il n'y a «aucun changement significatif dans les conditions infligées par Israël aux Palestiniens de Ghaza», et que «rien n'indique que les intentions d'Israël aient changé». «En réalité, les autorités israéliennes poursuivent leur politique impitoyable, restreignant l'accès à l'aide humanitaire vitale et aux services essentiels, et imposant délibérément des conditions calculées pour détruire physiquement les Palestiniens à Ghaza », a ajouté Mme Callamard. L'organisation rappelle que depuis l'annonce du cessez-le-feu, le 9 octobre 2025, «au moins 327 personnes, dont 136 enfants, ont été tués lors d'attaques israéliennes» et que l'entité sioniste «continue de restreindre l'accès à l'aide et aux fournitures de secours essentielles, notamment aux fournitures médicales et aux équipements nécessaires à la réparation des infrastructures vitales». Amnesty International évoque même la persistance de «la probabilité objective que les conditions actuelles conduisent à l'anéantissement» de la population de Ghaza, en raison du «manque de nourriture, d'eau, de logement, de vêtements et d'installations sanitaires». En outre, l'ONG note un «relâchement» de la pression exercée sur Israël par la communauté internationale pour «qu'il cesse de commettre des violations», considérant que «la résolution récemment adoptée par l'ONU sur l'avenir de Ghaza ne contient pas d'engagements clairs visant au respect des droits humains ou à la reddition de comptes pour les atrocités commises». « Ce n'est pas le moment d'alléger les pressions exercées sur les autorités israéliennes. Les dirigeants mondiaux doivent démontrer qu'ils sont véritablement déterminés à respecter leur devoir d'empêcher le génocide et de mettre fin à l'impunité qui alimente depuis des décennies les crimes perpétrés par Israël sur l'ensemble du territoire palestinien occupé», a déclaré à ce propos Agnès Callamard. Elle appelle à «suspendre tous les transferts d'armes vers Israël jusqu'à ce que ce pays cesse de commettre des crimes de droit international», et à «faire pression sur les autorités israéliennes pour qu'elles permettent aux observateurs des droits humains et aux journalistes de se rendre à Ghaza afin de garantir la transparence des informations sur les conséquences des actions d'Israël sur la situation dans la bande de Ghaza ». | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||