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Un samedi latino en attendant l'Algérie

par Abdelkader Djebbar

Brésil-Chili et ensuite Colombie-Uruguay... Sur les six équipes latino-américaines qui ont participé à la première phase du Mondial brésilien, cinq sont arrivées aux huitièmes de finales. C'est le continent le plus représenté jusqu'à ce stade de la compétition. Jusqu'au moment où a eu lieu ce fameux Brésil-Chili. Un match entre latinos qui a fait vibrer cette grande partie du monde entre l'Atlantique et le Pacifique. Un match plein dans tous les sens du terme. Et ensuite le Colombie-Uruguay remporté par les Colombiens qui, donc, rencontreront le 1er juillet le Brésil.

Et encore, il faudra s'attendre inévitablement à une autre élimination d'une autre équipe du continent sud-américain. En ouverture des 8e de finale, il était interdit au Brésil de perdre jusqu'à la finale au Maracana, au risque de voir la compétition désintéresser plus que jamais le peuple brésilien. En plus c'est une rencontre qui rappelle étrangement celle de 2010 entre les deux formations brésilienne et chilienne. D'emblée on sentait une atmosphère de revanche. Il y a quatre ans, jour pour jour les Brésiliens avaient tranquillement dominé la Roja (3-0). Avec beaucoup de paramètres identiques à ceux de samedi. Il n'y a que le continent qui a changé. L'avant-dernier mondial a eu lieu en Afrique du Sud. Et présentement, il se déroule en Amérique du Sud.

JUSQU'AU BOUT DU ROULEAU

Le Brésil s'était qualifié pour les quarts de finale de la Coupe du monde en dominant le Chili (3-0) à Johannesbourg. Au-delà de l'affiche et du stade de la compétition, qui sont les mêmes, le jour est également identique puisque le Chili avait été éliminé un 28 juin. Comme ce samedi. Auparavant, les coéquipiers d'Alexis Sanchez avaient terminé 2e de leur groupe avec deux victoires et une défaite? comme en 2014. Et ce pendant que le Brésil terminait en tête avec 7 points. Comme cette année ! Loin de l'image du football samba, ce Brésil a des allures de prédateur au sang-froid. Après un premier tour où il n'aura guère brillé que face à la Côte d'Ivoire (3-1), il l'a confirmé en 8e de finale face au Chili (3-0).

 Car, même sans Elano, absent au coup d'envoi et remplacé par Daniel Alves, tous les ingrédients d'un favori au sacre mondial sont en place : un réalisme implacable, une défense imperméable et un jeu offensif fluide dans le sillage du triangle magique Luis Fabiano-Kaka-Robinho.

Les Chiliens en ont fait les frais, eux qui ne sont jamais parvenus à inquiéter les Auriverde. Face à un Brésil qui monte en puissance mais n'a pas donné l'impression de forcer son talent, ils repartent avec leur plus large défaite en Coupe du Monde depuis leur 8e de finale contre le Brésil en 1998 (1-4), déjà. Sans pour autant avoir démérité.

DOUBLE DE RODRIGUEZ POUR LA COLOMBIE

Sans Suarez, les Uruguayens n'ont pas réussi à surprendre les Colombiens, portés par le génial James Rodriguez lors de la deuxième confrontation 100 % sud-américaine de cette première journée des huitièmes de finale de la Coupe du monde. La Colombie de James Rodriguez et son «Toque» affronte la «Garra Charrua» des Uruguayens, Edinson Cavani à leur tête, après la suspension pour neuf matchs de leur avant-centre Luis Suarez. La Colombie a gagné son billet pour les quarts de finale contre le Brésil en battant l'Uruguay 2 à 0, samedi au stade Maracana de Rio de Janeiro.  La Colombie, qui atteint pour la première fois le Top 8 en Coupe du monde, s'est imposée grâce à un doublé de James Rodriguez (28, 50). Il devient ainsi le meilleur buteur du Mondial avec cinq réalisations. Les Cafeteros accèdent ainsi pour la première fois de leur histoire aux quarts de finale d'une Coupe du monde. Ils affronteront le Brésil vendredi à Fortaleza. Tout cela et plus encore hier, dimanche, en attendant aujourd'hui l'Algérie contre l'Allemagne dans un stade qui a déjà porté ses fruits aux Verts face à la Corée du Sud sur le score, rappelons-le, de 4 à 2.

Les Fennecs repartent avec des atouts intacts pour laver la fameuse et injuste disqualification en 1982 suite à la collusion germano-autrichienne.