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CAN-2025 - Désignation de l'arbitre égyptien Mohamed Maarouf pour Algérie-RD Congo - La vigilance de mise

par M. Zeggai

A trois jours de l'affiche mettant aux prises l'équipe nationale à son homologue du RD Congo, dans le cadre des 8èmes de finale de la CAN-2025, ce match pourrait bien avoir débuté dans les coulisses. La désignation de l'arbitre égyptien, Mohamed Maarouf, issu de l'UNAF, pour diriger un match impliquant une équipe appartenant à la même zone géographique soulève de sérieuses interrogations quant au principe fondamental de la neutralité. Cette décision donne l'impression d'une neutralité de façade, comme si l'on cherchait à endormir les ‘Verts'.

C'est du moins l'avis de nombreux fans des ‘Verts', présents à Rabat. Cela ne peut être perçue comme anodine.

Car dans ce type de contexte tendu, le moindre coup de sifflet, la plus petite décision disciplinaire, peut faire basculer le match et faire sortir nos joueurs du match. Selon de nombreux observateurs, cette décision suscite de légitimes interrogations, voire une profonde inquiétude, surtout lorsqu'on sait les relations bien connues et les équilibres d'intérêts entre le Sud-africain Patrice Motsepe, le Marocain Fouzi Lekjaâ et l'Egyptien Hany Abou Rida, il est difficile de croire au simple hasard.

Ce cumul de facteurs troublants alimente le doute et renforce le sentiment d'un contexte loin d'être serein. Il ne s'agit pas là d'accuser, mais d'alerter. Dans ce contexte, une question cruciale s'impose : l'Algérien Djamel Haidmoudi, membre de la Commission d'arbitrage à la CAF, en tant que représentant de l'UNAF, aura-t-il la capacité - surtout la liberté - de défendre les intérêts de l'EN ? Pourra-t-il faire entendre une voix juste et équilibrée ? Ou bien se retrouvera-t-il à un simple figurant, privé de tout réel pouvoir, contraint de s'aligner sur des décisions, venues d'en haut ? Autant de questions qui demeurent sans réponse, à l'heure actuelle. Une chose est certaine cependant : la vigilance doit être totale. Car lorsque les coulisses s'agitent autant, le terrain n'est plus le seul juge. Et quand le doute s'installe avant même le coup d'envoi, c'est toute la crédibilité de la compétition qui se retrouve menacée.

En somme, les Algériens devront redoubler se tenir sur leurs gardes. Ce climat devient d'autant plus préoccupant que l'équipe nationale, par sa régularité et ses résultats s'est imposée comme un sérieux prétendant. L'EN force désormais le respect, mais surtout, elle commence à déranger certains décideurs dont l'objectif paraît clair : écarter l'équipe nationale de la course au titre avant même que le verdict ne soit rendu sur le terrain. Non pas par le jeu ou le mérite, mais par des calculs de couloirs, des influences et des décisions orientées.