|
C'est à coup sûr, selon les témoignages de nombreux
citoyens de la ville de Dréan, dont des représentants
de mouvements associatifs, des représentants de la famille révolutionnaire et
bien d'autres personnes, la liste des 238 logements, rendue publique tôt ce
mercredi, est celle qui a suscité le plus de colère et de mécontentement par
rapport à toutes les autres listes affichées par le passé. Cette liste est
considérée par tous ceux dont les noms n'y ont pas figuré d'injuste, comportant
des anomalies, de parti pris pour certaines catégories de personnes, de
certains quartiers et de dossiers récents par rapport à d'autres plus anciens.
Du coup, cette liste, dès son affichage en différents endroits de la ville,
vers 05h du matin, a vite mis le feu aux poudres, déclenchant un vaste
mouvement de colère avec le déferlement de dizaines de personnes qui ont
convergé vers le siège de la daïra. Sur les lieux, des femmes âgées de 30 ans
et plus, veuves et divorcées avec enfants pleuraient à chaudes larmes, criaient
leur désarroi, tout comme ces nombreuses familles qui ont des enfants,
fustigeant la commission, à l'origine de la confection de cette liste, ayant
étudié les dossiers au nombre de 5.000, pour une population dont le nombre
avoisine les 50.000 habitants. Des doigts accusateurs ont été pointés vers l'ex-maire d'être à l'origine de cette mascarade. Cet
ex-édile aurait, selon les dires des contestataires, passé une sorte de deal
avec beaucoup de ces bénéficiaires de ces logements afin que l'on mène pour lui
la campagne électorale des dernières élections communales pour lesquelles il a
été évincé. Cette colère, difficile à contenir, risquant un éventuel
débordement, a obligé les forces de l'ordre à intervenir. D'où des
échauffourées ont éclaté par la suite, suivies de l'interpellation de plusieurs
personnes.
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||