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Le
domaine de la recherche étouffe sous la bureaucratie. Parfois, des laboratoires
de recherche rencontrent des difficultés insurmontables dans l'exploitation des
budgets octroyés dans le cadre de la recherche, et se trouvent bloqués dans
leurs travaux à cause de quelques signatures qui leur échappent et
indispensables au financement des projets de recherche. D'autre fois, il faut
carrément, pour ces laboratoires, user des « relations personnelles » pour
faire avancer le dossier dans les rouages administratifs. Ainsi, ne pouvant
disposer des budgets qui leur sont accordés, les laboratoires et les chercheurs
passent à côté de l'essentiel, soit la concrétisation des projets de recherche
et la mise en application des résultats. C'est ce qui ressort des débats
majeurs lors de la rencontre avec les laboratoires de recherche affiliés à
l'Agence thématique de recherche en biotechnologie et sciences agroalimentaire
(ATRBSA), tenue hier à l'université ?3' Salah Boubnider.
Les participants à cette rencontre ont plaidé avec force pour la «libération»
de la recherche, et laisser le chercheur seul maître à bord. Il faut sortir de
ce cauchemar du contrôle financier purement bureaucratique, alors que c'est le
chercheur qui sait ce qu'il va faire du budget accordé, faire tous les achats
nécessaires, pour obéir à la fin au résultat, parce que le chercheur, tout
seul, rend compte du résultat. Cet aspect reste également intimement lié aux
délais d'exécution des projets de recherche, puisque les lenteurs
bureaucratiques influent directement sur ces délais, auxquels tient quiconque
passe commande auprès du laboratoire de recherche. Une réponse franche aux
récentes décisions de la tutelle qui a procédé à la fermeture de quelque 70
laboratoires pour non-rendement. Certes, inutile de garder des laboratoires en
fonction alors qu'ils ne donnent aucun rendement, reconnaissent des chercheurs,
mais il faut en contrepartie déblayer le terrain pour éviter les blocages
bureaucratiques. Les préoccupations des chercheurs ont été notées, pour être
transmises aux autorités de tutelle, ont promis les organisateurs de la
rencontre, laquelle rencontre a été initiée dans le sens d'une meilleure
maîtrise des problèmes rencontrés sur le terrain. Aussi, la rencontre d'hier
prépare un autre évènement, plus important, annoncé au mois de février 2019, et
qui devrait réunir les laboratoires de recherche avec les opérateurs
économiques.
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