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C'est une véritable catastrophe qui vient de s'abattre sur le Croissant
du Club Sigois, l'un des plus anciens clubs
d'Algérie, sa création remontant à 1926. Même si le palmarès du CCS n'est pas
conséquent, il n'en demeure pas moins que ce club a toujours suscité le respect
et l'admiration des observateurs par la qualité des joueurs qu'il a enfantés.
Son meilleur exploit aura été réalisé durant la saison 1974 /1975 où il a
atteint le seuil des quarts de finale de la Coupe d'Algérie. Mais depuis,
beaucoup de choses se sont passées et le Croissant est devenu otage de certains
intérêts. Sinon, comment expliquer leur silence devant l'anarchie qui a
caractérisé la gestion de ce club ? Dommage pour cette équipe sigoise qui a été toujours le berceau du football et de
tant de talents. Il suffit de se rappeler les années fastes du Croissant des
frères Benkada, du keeper Hadir, Faradji, Benhlima, Benmelih et la liste
est même trop longue pour recenser tous les talents ayant porté ses couleurs.
Certes, le club a connu des difficultés financières ces dernières saisons, mais
cela n'explique pas tout ce fiasco. Avec cette rétrogradation en Régionale Une,
le CCS vient de subir la plus grande humiliation de son existence par la faute
de certains dirigeants inconscients, qui ont géré le club sans tenir compte de
son histoire. Tout le monde se rappelle de l'affaire CCS-ESM de la saison
2014/2015 qui a coûté la descente au CCS après le non-déroulement de ce match
après que les dirigeants aient opté pour le choix du stade de Froha. Tout le monde à Sig avait
pointé d'un doigt accusateur l'ex-manager général et promu au poste de
président de section football, Mekhaïssi Krimo.
Mais cette descente n'a pas servi de leçon aux Sigois qui ont continué à gérer le club avec une désinvolture inquiétante, au moment où il aurait fallu installer un comité directeur digne de ce nom avec les structures nécessaires qui auraient assuré la pérennité du club. A présent, les nombreux fans du CCS sont fortement affligés par cette rétrogradation dont les conséquences risquent d'être préjudiciables pour l'avenir du Croissant. Pour de nombreux observateurs, cette chute est considérée comme le début de la fin du CCS au grand dam des anciens joueurs et anciens dirigeants ayant créé le club et écrit son histoire. Mais, il faut reconnaître que tout le monde à Sig a une part de responsabilité pour avoir «autorisé» la médiocrité sans demander des comptes. Ne dit-on pas que «le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent et qui refusent d'intervenir» ? | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||