
Depuis le début de l'automne, les citoyens attendent
avec impatience les premières pluies qui se sont faites
désirer et qui ont causé une grande inquiétude chez tous les Algériens. Les
discussions dans les endroits publics, dans les mosquées, dans les maisons
tournaient surtout autour de la chaleur inhabituelle durant ces mois et le
manque de pluie à travers tout le territoire national. Chacun scrutait le ciel,
examinait plusieurs fois les prévisions météorologiques, priait en son for
intérieur et espérait voir les nuages assombrir le ciel.
L'inquiétude grandissait à mesure que les semaines
passaient et que le mois de décembre, synonyme d'hiver, de froid et de neige,
approche. Enfin, il y a quelques jours, les spécialistes de la météo ont
annoncé des averses pour dimanche dernier, et les citoyens ont attendu ce jour
impatiemment, surtout après que la prière de l'istisqua
a été faite à travers toutes les régions de l'Algérie. Finalement, en début
d'après-midi d'avant-hier, le ciel s'est couvert de gros nuages et la pluie a
commencé à tomber drue, accueillie par une joie indescriptible de la
population, grands et petits, qui n'avaient cure d'être mouillés, rares étant
ceux qui s'étaient munis de parapluies avant de sortir. Chacun respirait l'air
vivifiant, frais et sentant bon la terre après les premières averses qui ont
fait aussi tomber toute la poussière contenue dans l'air et qui incommodait
tout le monde. Même si quelques désagréments étaient apparus à cause d'avaloirs
bouchés ou inexistants, personne ne se plaignait, espérant, au contraire, que
la pluie allait continuer. Tous prient maintenant pour que l'hiver soit
vraiment un hiver pluvieux et froid, aussi bien pour l'agriculture que pour les
humains.