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Oran :
Suite à un effondrement partiel à la rue des frères Niati: Des mal-logés bloquent la route
par Mokhtaria Bensaâd Habitant
un immeuble menaçant ruine, situé à la rue des frères Niati
près de la gare ferroviaire, des citoyens (hommes, femmes et enfants) ont
bloqué hier la route suite à l'effondrement partiel de la véranda, survenu dans
la nuit du mardi au mercredi. La colère était à son summum durant la matinée.
Une ambiance tendue régnait dans le quartier bloqué avec des poubelles
empêchant les automobilistes de passer. Malgré la présence des forces de
l'ordre, les habitants, spécialement les femmes avec leurs enfants de bas âge,
ont refusé de libérer la route demandant avec insistance la présence du wali.
Devant la détermination des manifestantes d'occuper la voie publique, les
éléments de la police n'ont eu de choix que de négocier avec les habitants dans
le calme afin d'éviter tout dérapage de la situation. Il était question de déléguer
un groupe de citoyens pour parler avec les responsables de la wilaya de ce
problème de logement. En attendant le retour des représentants de ces familles
mal logées, les manifestants ont été priés d'ouvrir la voie. Chose qui n'a pas
été facile vu que les femmes se sont mobilisées en criant haut et fort : «Nous
voulons parler directement avec le wali. Nous sommes des citoyens comme les
autres et nous avons droit aux logements comme les autres. Nous avons passé la
nuit dehors de peur que l'immeuble ne s'effondre sur nos têtes». Malgré les
tentatives des forces de l'ordre de calmer les esprits et d'essayer de
convaincre ces femmes et hommes de faire marche arrière et de régler ce
problème avec le dialogue, les manifestants n'ont rien voulu savoir. Durant près
d'une heure de négociation, la situation est restée bloquée et le groupe de
citoyens qui devait discuter avec les responsables de la wilaya attendait en
plein milieu de la route que les esprits se calment. Ce n'est que vers 10h50
que les femmes qui bloquaient la route ont accepté de libérer le passage, de se
mettre sur le trottoir et d'enlever les poubelles qui bloquaient la
circulation. Les représentants des habitants ont alors pu entamer les
discussions avec les responsables de la wilaya sur la voie publique dans
l'espoir de trouver une solution. A l'intérieur de l'immeuble, une femme avec
son bébé et un vieil homme étaient toujours bloqués dans leur appartement à
cause de l'effondrement qui s'est produit la veille. Heureusement, personne n'a
été blessé mais la vie des 18 familles qui habitent l'immeuble, bien de l'OPGI,
est toujours menacée.
Finalement, la circulation a repris son cours normal et les manifestants sont restés mobilisés sur le trottoir attendant qu'une décision de leur relogement soit prise par les responsables de la wilaya. |
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