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En dépit des instructions données par le wali pour mettre rapidement fin
au conflit qui a éclaté au grand jour au sein de l'APC d'Aïn Abid, il y a plus
de trois semaines, la situation de blocage persiste dans cette commune, les
deux parties en conflit n'étant pas encore arrivées à s'entendre sur le partage
des postes de l'exécutif.
Contacté hier, le représentant de la dizaine de membres de l'APC formant l'opposition au maire, M. Boumendjel, nous a déclaré que ce dernier avait organisé, au cours de la semaine dernière, des réunions de concertation avec les membres de cette opposition, en convoquant chaque groupe à part, pour essayer de parvenir à un consensus sur le partage des postes de l'exécutif. «Toutefois, les tentatives du maire sont vouées à l'échec parce qu'elles ne sont pas dénuées d'arrière-pensées, et l'opposition solidaire a compris la manoeuvre», nous a déclaré hier M. Redouane, un membre actif de l'opposition au P/APC, en signalant que le maire ne veut, en fait, rien lâcher et qu'en guise de conciliation, il avait plutôt cherché des failles pour diviser l'opposition et rallier une majorité de son côté. Pour comprendre la situation de blocage dans laquelle se trouve actuellement cette APC, il faut noter qu'elle est composée de 19 membres représentant 5 partis. Et une majorité de ces membres, soit 10 élus, mécontents de n'avoir obtenu aucun poste dans l'exécutif actuel dominé par le Parti de la justice et de la liberté (PLJ), le parti du P/APC, sont entrés en conflit ouvert le 9 janvier dernier avec le maire en se posant en majorité de blocage. Devant cette situation, le wali de Constantine a délégué une mission composée du directeur de l'administration locale (DAL) et du chef de cette daïra pour inviter les parties en conflit à mettre fin à leurs divergences, en s'entendant sur le partage des postes de responsabilité au sein de l'assemblée élue. «Aussi, à la fin de ce cycle de réunions de concertation tenues avec ces membres, a expliqué hier M. Redouane, le bloc de l'opposition a fait entendre au maire que toute décision qui serait prise doit être avalisée par l'assemblée réunie en plénière. Et les choses en sont encore là : rien n'est encore réglé à cette heure-ci. Malgré les instructions de la tutelle, rien n'a été réglé et la situation reste bloquée». Contacté à son tour, le président de l'APC, M. Boumendjel, a confirmé implicitement cette situation tout en niant qu'il y a un blocage au niveau de la marche des affaires de la commune et de l'exécution des plans de développement. «In cha' Allah, une solution sera dégagée dans la semaine prochaine», s'est contenté de dire hier le maire d'Aïn Abid, sans rien ajouter de plus. |
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