
Les habitants de la cité Benboulaïd de la ville d'El-Khroub se plaignent
de la situation qu'ils vivent du fait de l'existence de la fourrière municipale
au niveau de leur groupement d'habitations, une fourrière qui s'est transformée
au fil du temps en une «véritable décharge publique de déchets divers et
notamment de ferrailles et d'autres produits métalliques», disent-ils. Ce qui a
entraîné bien évidemment des conséquences néfastes, déploreront-ils, concernant
le panorama général qui s'en trouve, ainsi, défiguré en sus de ce que cela représente
comme atteinte à l'environnement et de danger pour la santé des enfants, qui
n'hésitent pas à jouer avec s'exposant ainsi à de terribles risques de
blessures graves. Ces habitants estiment que peut-être à la création de ladite
fourrière, l'emplacement s'y prêtait du fait qu'il était situé à la périphérie
de la ville, mais maintenant, celle-ci a grandi et il devient de plus en plus
aberrant et scandaleux de la voir maintenue en plein centre de la cité. «Il ne
faut pas oublier, feront-ils observer, qu'on est en 2014 et que la présence
d'une fourrière qui, de surcroît, s'est mue en un grand dépotoir de ferrailles
de toutes sortes, dans une cité urbaine, fait vraiment fausse note et défie le
bon sens. Ce genre de structures doit impérativement être délocalisé hors des
groupements d'habitations», affirment-ils, et prient à ce propos les autorités
locales de prendre les mesures nécessaires pour trouver un autre site à la
fourrière municipale et l'y transférer. «En vérité, confieront-ils, nous avons
frappé depuis longtemps déjà à toutes les portes pour les alerter de la
situation et, bien sûr, à celle de l'APC d'El-Khroub en premier, mais en vain
jusqu'à présent». Pour sa part, le maire d'El-Khroub, M. Aberkane, interrogé
sur le sujet, reconnaîtra l'absurdité de l'existence d'une fourrière dans une
cité d'habitations et déplore qu'elle soit devenue ensuite une décharge,
causant toutes les nuisances aux résidents. Mais rassure que «la fourrière sera
transférée ailleurs et nous lui avons trouvé enfin un site, situé entre Ali
Mendjeli et Aïn Smara». Et de faire savoir que le retard pris, en la matière,
s'explique par le fait que l'affaire de la fourrière est actuellement en
justice pour des vols de voitures qui y ont eu lieu, et que pour trouver un
nouveau site, cela n'a pas été de tout repos, car personne ne voulait la voir
implantée devant chez soi. C'est dire que le problème est pris en charge et que
les choses iront plus vite, une fois que la justice se sera prononcée sur les
affaires de vols en question», conclura le maire.