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Des facilités pour booster l'aquaculture

par Salah-Eddine K.

Un financement sans intérêt de la Banque algérienne du Développement rural «BADR» au profit des porteurs de projets désirant investir dans l'aquaculture marine et/ou continentale. Le séminaire organisé hier conjointement par le ministère de la Pêche et le Forum des chefs d'entreprise à l'hôtel Aurassi à Alger qui a réuni aquaculteurs en exercice, chefs d'entreprise et bureaux d'études, a pour objectif d'expliquer les nouvelles mesures de facilitation financières dont pourront bénéficier les nouveaux investisseurs et cela suite à la convention signée entre la BADR et le ministère de la Pêche. De réelles opportunités pour se lancer dans ce domaine étant donné que des bonifications sur les prêts ont été annoncées dans le cadre du nouveau programme d'investissement de l'aquaculture que vient de lancer le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques. Des crédits sans intérêts et un accompagnement seront donc accordés aux investisseurs sur le moyen et le long terme, mais aussi des appuis techniques et de renforcement de leurs capacités leur seront accordés dans ce nouveau cadre juridique.

Mais d'abord il y a lieu, selon le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, de créer une interconnexion et mettre en relation tous les acteurs. L'aquaculture, une activité nouvelle dans notre pays n'arrive toujours pas à emballer les investisseurs pour plusieurs raisons d'ordre financier et surtout en raison d'une réglementation qui reste à faire.

Des aquaculteurs ont soulevé, lors du débat qui a suivi les communications du séminaire, des questions intéressant leurs activités et exposé les difficultés qu'ils rencontrent dans l'exercice de leur métier. Des obstacles résultant particulièrement d'un manque de réglementation dans le domaine.        

Des inquiétudes à prendre en considération, a rassuré le représentant du ministère qui a annoncé que des réformes devront intervenir incessamment en ce qui concerne les doléances des professionnels. Selon le ministre, il existe des porteurs de projets ; on en recense déjà 15 pour cette phase de démarrage et l'on s'attend dans une 2ème phase à intéresser au moins 30 nouveaux investisseurs. Le ministre a estimé que l'aquaculture ne peut rester en marge du reste et indiquera que l'objectif visé est d'apporter un appoint de 80.000 tonnes de cette matière (poisson et autres) à l'horizon 2025 qui devront renforcer les 110.000 tonnes de poisson péchées annuellement. Les produits de l'aquaculture représentent dans nombreux pays 40% du poisson mis sur le marché, a-t-il encore été souligné.