
Ayant reçu un
appel téléphonique, en date du 18 décembre courant, de l'hôpital de Boufarik,
faisant état du décès du dénommé L.M. âgé de 23 ans, après son évacuation vers
les services des urgences, suite à un coup de couteau reçu au niveau du rein
gauche, la brigade de Gendarmerie de Boufarik entama une enquête approfondie.
Les gendarmes purent déterminer, selon les recoupements des témoignages, que la
victime se trouvait à proximité du château d'eau du centre de Sidi Ayed, dans
la commune de Boufarik, quand elle a été prise, à partie, par un individu qui
l'a jetée par terre pour la rouer de coups et lui porter un violent coup de
couteau, au niveau du rein gauche.
Les enquêteurs
découvrent, aussi, deux témoins du drame qui ont déclare avoir été surpris par
le suspect qui a attaqué la victime, en la frappant jusqu'à la faire tomber par
terre puis en lui donnant un violent coup de couteau, au niveau de la hanche
gauche. Ils affirment que leurs tentatives de séparer les deux protagonistes
sont demeurées vaines et que le suspect a pris la fuite dès qu'il a fait usage
de son couteau. Sur les lieux du crime, les gendarmes trouvent les traces du
suspect caché, près du domaine Messous Zerrouk. Le mis en cause se trouvait
dans un grand état d'abattement et a avoué aussitôt son forfait. Il a déclaré
aux gendarmes qu'il n'avait nullement l'intention de tuer son adversaire mais
qu'il voulait seulement lui faire peur pour l'amener à cesser de l'insulter. En
effet, il a affirmé que la victime avait l'habitude d'insulter sa mère, à
chaque fois qu'il le rencontrait, qu'il soit seul ou en compagnie de cette
dernière, et ce, devant tous les passants. Ulcéré par ce comportement qu'il a jugé
abaissant, il a décidé de lui donner une leçon. Le mis en cause vient d'être
présenté devant le procureur de la République, près le tribunal de Boufarik qui
l'a placé en détention préventive, sous le chef d'inculpation de meurtre avec
préméditation.