
La coupe de
cheveux a fait l'actualité, à la veille de l'Aïd el-fitr. Certes, le phénoménal
rush des clients, lors de ce rendez-vous, est traditionnel, mais cette année,
la pression a été spectaculaire. Les salons de coiffure ont été pleins à
craquer, et pas seulement ceux pour femmes. Bien sûr, ce sont les femmes
(jeunes et moins jeunes, ainsi que les fillettes) qui ont, en toute logique,
pris d'assaut les salons, contraignant certaines coiffeuses à prendre le
?f'tour' au salon même, afin de reprendre, immédiatement, le travail. Mais, les
hommes, aussi, n'ont pas manqué le rendez-vous. Les salons de coiffure pour
hommes ont fait, également, le plein. La pression a commencé 3 jours avant
l'Aïd, mais au dernier jour du ramadhan, particulièrement dans la nuit du
mercredi au jeudi, la clientèle qui débordait carrément des salons a poussé
certains coiffeurs à recourir à la méthode de la distribution des «numéros»
pour permettre à chacun de passer à la chaise, dans l'ordre. «De la sorte, je
ne suis pas obligé de tenir place dans le salon, car je suis, dès lors, fixé
sur le moment de mon tour», nous dira un jeune assis avec un groupe d'amis, en
dehors du salon. «Moi j'ai un rendez-vous aux environs de 3h du matin», indique
un autre. En tout cas quelques salons de coiffure sont restés ouverts jusqu'aux
premières lueurs de l'aurore pour répondre à la demande des clients. Dans
l'impossibilité de mener à bien leur tâche, les propriétaires de salons de
coiffure ont appelé, en renfort, des coiffeurs «occasionnels» qui manipulent,
tant bien que mal, les ciseaux. Une aubaine pour ces coiffeurs non attitrés,
souvent exerçant d'autres métiers et qui ont fait recette à la veille de l'Aïd.
D'autres, profitant de cette pression, ont ouvert des salons de coiffure dans
les arrière-boutiques de taxiphone et autres locaux commerciaux inadaptés.
Alors que les femmes ont, pour certaines d'entre elles, transformé leur
domicile en salon de coiffure.Une coupe De Cheveux et des habits neufs», le
rituel de l'Aïd a été scrupuleusement respecté.