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Finalement le
ramadhan, assez chaud cette année, s'est achevé, dans la plupart des pays
musulmans et qui ont fêté l'Aïd el-fitr, jeudi. Les avis étaient partagés sur
la question et chacun y allait de son analyse personnelle et de ses
observations, parfois pertinentes, mais il était dit que nous ne ferions carême
que 29 jours, cette année. Contrairement à mercredi, dernier jour de ramadhan,
où la température a dépassé les 40° C, dans plusieurs régions du nord, le jour
de l'Aïd a connu un rafraîchissement certain qui a permis aux citoyens,
particulièrement les enfants, de sortir, parés de leurs habits neufs et rendre
visite aux parents. Les rues étaient pleines d'enfants habillés de neuf, des
jouets dans les mains de la plupart d'entre eux, la joie était palpable et les
embrassades nombreuses, que l'on se connaisse ou non. Pourtant, et malgré les
assurances des responsables concernés, les pères de famille se sentaient
impuissants et révoltés devant les boulangeries closes et le manque de lait ou
de certains produits de première nécessité, comme les médicaments. En effet, à
part quelques boulangeries qui ont préparé, juste, quelques centaines de
baguettes de pain qui ont été vendues très tôt le matin, toutes les autres
étaient fermées, la veille, et la quête de pain était devenue un véritable
parcours du combattant, surtout pour les non-véhiculés qui se sont fatigués
vainement à en chercher à travers les quartiers.
Il faut dire que de nombreux citoyens ont été pris de cours car au cours des aïds précédents, le pain n'avait pas manqué et nombreux commerces étaient restés ouverts pour répondre à la demande des citoyens. Cette année le manque de pain s'est fait ressentir et de nombreuses familles ont été obligées d'en préparer à la maison ou de se rabattre sur le pain rassis qu'on a fait réchauffer au four ou sur un «tadjine». Par contre, on pouvait trouver de la limonade dans tous les commerces mais pas, ou très peu, de fruits et pratiquement aucun légume, mais là, tout le monde savait à quoi s'en tenir et les gens ont fait leurs emplettes, plusieurs jours à l'avance. Il paraît donc que nous avons renoué avec cette mauvaise habitude des boutiques fermées et de la pénurie de certains produits vitaux, au cours des jours fériés. Il faudrait que des mesures radicales soient prises à l'encontre de ces commerçants qui font fi de toute convenance et qui croient qu'ils peuvent ouvrir ou fermer boutique comme bon leur semble, sans que personne ne puisse les remettre à leur place. Au fait, pourquoi ne pas établir un cahier des charges pour ces professions libérales afin d'éviter ces désagréments aux citoyens ? Mais faudrait-il aussi et surtout que les autorités veillent au grain et répriment tous ceux qui viendraient à ne pas les respecter, mais là c'est une autre paire de manches et nous continuerons donc à subir le joug de ces commerçants jusqu'à? |
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