
La présidente de l'association des souscripteurs aux 306 logements LSP du
promoteur «Naceri», Mme Hakima Latrache, qui observait, hier, un sit-in devant
le siège du cabinet du wali, en compagnie d'une cinquantaine d'autres
souscripteurs, a été arrêtée et conduite au commissariat central lorsqu'elle
est entrée audit siège pour demander une audience auprès du chef de l'exécutif
de la wilaya et solliciter son intervention dans le conflit qui les oppose au
promoteur. La présidente, selon des animateurs du mouvement de protestation, «a
été conduite après son arrestation au commissariat central par des policières
femmes». Les contestataires, tenant leur rassemblement devant le cabinet du
wali, ont exigé sa «libération immédiate», surtout qu'elle est en «grève de la
faim», et qu'en tout état de cause, indiquent-ils, «nous continuerons d'observer
notre sit-in tant qu'elle n'aura pas retrouvé sa complète liberté».
Et nos interlocuteurs d'indiquer que désormais, «ils sont déterminés à
organiser tous les jours des sit-in semblables à celui d'aujourd'hui,
alternativement ici même devant le cabinet du wali et devant les bureaux du
promoteur à la cité de Daksi». Certains d'entre eux ont carrément menacé de
s'immoler par le feu devant leurs appartements, faisant savoir que «jusqu'à
maintenant, nos actions ont eu un caractère pacifique mais nous ne pensons pas
maintenir le cap, ainsi et indéfiniment». Et d'ajouter : «Bien sûr, personne
parmi nous ne souhaite recourir à cette extrémité, mais si les blocages
persistent, nous n'hésiterons pas à y recourir», disent-ils. «Car,
actuellement, les problèmes commencent à se corser, puisque le dialogue avec le
promoteur Naceri s'avère impossible», selon eux. Et de poursuivre qu'«il vient
de nous envoyer des mises en demeure, sans convocation préalable, nous intimant
l'ordre de payer le prix du logement cash, soit 210 millions de centimes dans
un délai de 15 jours, sinon nous serons rayés de la liste des bénéficiaires».
Et d'expliquer que «le prix du logement a été fixé au départ, soit en 2005, à
164 millions de centimes et le promoteur l'a relevé à 280 millions et
maintenant, il nous prend à la gorge en exigeant 210 millions cash et qu'en
plus, il faut régler dans la quinzaine !» En outre, ajoutent-ils, il a changé
la nature du contrat en le transformant de contrat de vente sur plan, en
contrat de vente à l'achèvement, ce qui est contre les lois et réglementations
en la matière et qui plus est nous prive de l'aide FNPOS, à laquelle nous avons
droit», affirment-ils. En début d'après-midi, la présidente de l'association
des souscripteurs était toujours au commissariat central, pendant que les
protestataires continuaient leur sit-in et attendent sa libération.