Envoyer à un ami | Version à imprimer | Version en PDF

EL-BAYADH: Tant que les dunes de sable reculeront?

par Hadj Mostefaoui

La connexion des différents programmes de développement a été l'une des formules les plus appropriées pour donner une impulsion nouvelle à la région ouest des Hauts-Plateaux. Longtemps mise en marge du processus de développement national, cette région a pu ainsi tirer profit des sommes colossales qui lui ont été accordées au titre des deux programmes quinquennaux entre 2005 et 2014. Les vastes terres arides et dénudées, sinon envahies par d'immenses dunes de sable, tendent progressivement à disparaitre et à céder la place à des forêts et des nappes alfatières verdoyantes sur plusieurs milliers d'hectares et c'est justement le but que s'est fixé la conservation des forêts, à savoir engager une bataille à grande échelle contre la désertification. De vastes îlots verdoyants naissent un peu partout, notamment au milieu des immenses étendues steppiques des daïras de Rogassa et de Bougtob, plus particulièrement le versant nord des Hauts-Plateaux autrefois désertique et dégarni. Actuellement la forêt occupe pas moins de 122.111 hectares de terres lesquelles ont été arrachées, au prix d'efforts colossaux, à la steppe et boisées ainsi que 210.251 autres de nappes alfatières, sauvées d'une mort lente grâce à des expériences de régénération du tapis végétal, avec en parallèle le lancement de travaux de mise en défens sur plus de 997.000 hectares en milieu steppique et semi-saharien. Sur un autre registre, il y a lieu de noter que dans le cadre du contrat de performance, retenu au titre du P.P.D.R.I. (2009/2014), la conservation des forêts de la wilaya d'El-Bayadh s'est attelée à concrétiser 388 projets liés à la modernisation des petits villages, à la protection et à la valorisation des ressources naturelles et enfin à la diversification des activités économiques et artisanales, sources de revenus des populations du monde rural. Concernant cette fois ci le secteur des forêts, des travaux de reboisement ont été menés à terme sinon en voie de l'être très prochainement. Ils ont porté sur la plantation de pins d'Alep et de cyprès, pour les bandes et ceintures vertes sur 7249,20 hectares ainsi que d'arbres fruitiers (oliviers) sur 2056 autres hectares tout en accordant la priorité à la création de zones de mise en défens sur 83.000 hectares, notamment dans les régions semi-arides. Défendre la steppe contre les éléments de la nature, telles les pluies diluviennes n'a pas été de tout repos pour la conservation des forêts à qui il a fallu procéder à des corrections torrentielles et à la fixation des berges des oueds. Il a été également procédé à l'ouverture et à l'aménagement de pistes forestières sur plus de 614 kilomètres, un véritable dédale de voies de communication, ou plutôt une toile d'araignée, destinées également aux riverains et à l'accès aux zones boisées en cas de lutte contre les feux de foret ou contre la chenille processionnaire.