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Intervenant,
hier, à l'ouverture d'une rencontre nationale au CNFPH qui a regroupé plusieurs
organisations du mouvement associatif, M. Damèche Ahmed, président de l'Union
nationale pour la promotion du mouvement associatif (UNPMA), a appelé les
représentants de la société civile à serrer les rangs et à s'organiser pour
imposer leur présence en tant que force active de changement dans les étapes à
venir. L'orateur considère que le rôle de la société civile tend de plus en
plus à s'affirmer dans la conjoncture actuelle caractérisée par la cassure
irrémédiable qui s'est produite entre le citoyen et ses représentants
politiques, qui se distinguent par la course derrière les postes et les
privilèges personnels. «Au vu de cette situation, a-t-il considéré, notre
intervention à l'heure actuelle, en tant que société civile, revêt un caractère
patriotique dans la défense du citoyen, de son unité et de sa stabilité
nationale».
Evoquant le thème de la rencontre axé sur «le rôle du mouvement associatif dans la lutte contre les fléaux sociaux», il a déclaré que son organisation coiffe plus de 850 associations et organisations activant dans le champ social, en considérant que ce large mouvement constitue une formidable force de proposition dans la lutte contre les méfaits de la bureaucratie, l'égoïsme partisan de formations politiques réduites à des caricatures dont la vie dépend des subsides de l'Etat. En concluant son intervention, M. Damèche a assuré que son organisation, l'UNPMA, est réellement forte et peut créer la surprise dans un avenir proche en s'imposant comme une alternative crédible dans la représentation et l'encadrement de la société en général. Cette première rencontre nationale du genre a réuni, hier au centre de formation du personnel pour handicapés (CNFPH) de Constantine, de nombreuses associations du territoire national, parmi lesquelles celles du Sud étaient représentées en force, à côté de plusieurs personnalités actives du mouvement associatif et de nombreuses autres personnalités politiques et juridiques ainsi que des élus locaux. Aussi, Me Saad Beghidja, a plaidé pour la mise en place d'instruments nouveaux de lutte contre ces fléaux impliquant les membres de la société eux-mêmes. Ces derniers, pour jouer leur rôle de témoins et de vigiles, devront être protégés par une couverture légale, car les lois actuelles ne peuvent pas garantir cette protection. Pour Me Fatiha Beghdadi, membre de la Commission nationale consultative pour la protection et la promotion des droits de l'homme, qui a disserté également sur le sujet, elle a considéré que la présence de la société civile dans l'étape à venir doit revêtir la forme d'un partenariat étroit avec l'Etat. Elle doit éviter d'agir comme une force d'opposition, rôle dévolu aux partis politiques. |
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