Envoyer à un ami | Version à imprimer | Version en PDF

Dénonçant des «défaillances dans la gestion immobilière» : Les habitants de la cité AADL de Haï Es Sabah bloquent la route

par Sofiane M.

Le mouvement de contestation, lancé il y a plusieurs semaines, par les habitants de la cité ?1.063 logements', location-vente, se radicalise. Hier matin, une centaine d'habitants de cette cité AADL ont bloqué le CW 46, reliant le rond-point de la cité ?Djamel' à celui de Haï Es Sabah. Les contestataires avaient organisé, auparavant, une marche dans la cité AADL pour dénoncer «les défaillances de gestion de leur cité, confiée à l'Agence d'aide au développement du logement (AADL) et l'absence d'espaces verts et de terrains de jeux pour les enfants de cette cité».

Ils avaient lancé des slogans hostiles aux responsables de l'agence, accusés, selon leurs propos, de «mauvaise gestion». «Décentraliser la gestion immobilière», «des charges mensuelles de 2.650 DA, sans contrepartie», «non à la mauvaise gestion», «non à la hogra», ont scandé les contestataires.

Les représentants des concernés expliquent la radicalisation de leur mouvement par le «laxisme des responsables de cette agence qui n'ont rien tenté pour améliorer leur cadre de vie».

Les contestataires ont déploré, selon leurs propos, la dégradation des conditions de vie, dans cette cité réceptionnée, fin novembre 2005. «Toutes les promesses faites par les responsables locaux de cette agence sont restées lettre morte», déplore le président de l'association de la cité ?1er Novembre 1954'. Pannes répétées et prolongées des ascenseurs, absence d'espaces verts et de terrains de jeux, manque d'hygiène? autant de contraintes que les contestataires ne cessent de dénoncer.

Selon l'Association ?1er Novembre 1954', «chaque locataire de cette cité, paye mensuellement 2.650 DA de charges pour la maintenance de ces immeubles mais ces frais payés ne se reflètent pas sur l'état des cités». «Les habitants payent des charges de gestion sans un droit de regard ni une participation active et constructive, ce qui favorise une gestion bureaucratique étrangère à leur vécu et surtout non transparente», affirme ce co-acquéreur. Dans certaines tours de 16 étages de cette cité, les habitants souffrent des pannes répétées et prolongées d'ascenseurs, ce qui a fortement indisposé les co-acquéreurs. Les ascenseurs, indispensables pour accéder aux étages supérieurs, sont régulièrement en panne en raison de l'absence d'entretien. Les contestataires regrettent aussi que les façades de plusieurs immeubles de cette cité, à l'exemple des tours (22, 23, 24 et 25), commencent à s'effriter, en raison des imperfections dans la construction. Les façades de nombreux immeubles de cette cité s'effritent, provoquant régulièrement des effondrements de blocs de béton ce qui constitue un danger mortel pour les habitants et les passants. Après plusieurs réclamations auprès des services concernés, l'AADL a lancé récemment, une énième opération pour la rénovation des façades fissurées de plusieurs tours. Des travailleurs de la société chinoise qui a réalisé cette cité, s'affairent à colmater les fissures qui défigurent les façades des immeubles. Cette énième opération est accueillie avec scepticisme par les habitants de cette cité. Il ne s'agit pas de la première opération de rénovation réalisée par les Chinois sur les façades de ces immeubles, signale-t-on.