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ALGER: Vers l'interdiction du sachet en plastique

par S. E. K.



Beaucoup de travail attend le ministère de l'Environnement à long et moyen termes.

En effet des dossiers importants liés à l'aménagement, à l'environnement, à la création et la gestion de la ville sont à remettre sur table pour les prochaines actions qu'entreprendra le ministère de l'Aménagement du territoire de l'Environnement et de la Ville.

 Réhabilitation et création de nouvelles villes, semble être l'une des préoccupations majeures du ministre de l'Aménagement de l'Environnement et de la Ville Amara Benyounes qui a présidé, avant-hier, la rencontre nationale des cadres de son département. Le ministre déclarera que son département accorde une importance égale à la réhabilitation de l'ancien bâti dans les grandes villes et à la création de villes nouvelles.

Benyounes a indiqué qu'il n'était pas normal que la population d'un pays comme l'Algérie vive sur une superficie de seulement 4% de son territoire, l'avenir réside dans la création de nouvelles villes qui seront essaimées à travers le territoire national, a-t-il soutenu. Des villes avec ce que cela suppose comme commodités et surtout du travail à ses habitants. Il n'est pas possible d'investir dans la construction de nouvelles villes sans assurer du travail à la population qui y vivra, a souligné le ministre. Dans cette veine, il évoquera les villes en construction à Goléa, M'Néâa et Boughezoul (Médéa) et Bouinan (Blida) et Sidi Abdellah (Alger) où des programmes de construction de logements notamment 5300 unités (Bouinane) et 1100 (Sidi Abdellah) seront lancés dans les prochaines semaines.

L'environnement figure aussi sur le canevas du ministre pour qui le problème des ordures ménagères est l'un des plus difficiles auquel fait face notre pays. Benyounes tire néanmoins une satisfaction dès lors que 5 000 décharges sauvages ont été éradiquées depuis peu. Il explique que le ministère de l'Environnement a toujours soutenu les communes et ne lésine sur aucun apport qu'il peut mettre à leur service.

Le ministre a mis l'accent sur la nécessité de revoir les lois concernant la gestion de la ville pour permettre que le citoyen y soit amplement impliqué. Plus concret, le ministre de l'Environnement prévoit un débat national sur le sachet en plastique qui revient en force et devient l'emballage par excellence pour l'ensemble des commerçants y compris dans la boulangerie. Près de 15 millions de sachets, indique le directeur de l'Environnement Karim Baba Ahmed, sont utilisés au quotidien. A un rythme de dégradation qui se mesure en siècles, la nocivité du sac en plastique a été démontrée par les scientifiques. Ce responsable révélera que seul 2 % des fibres en plastique sont fabriqués localement par une entreprise nationale (ENIP) et 98 % sont importés. Une sensibilisation s'impose sur le sujet, selon le ministre, et notamment sur la question de la santé du citoyen et sur le nettoyage de l'environnement. L'alternative entre un recyclage onéreux des sachets en plastique et leur interdiction, le choix semble fait pour le ministère de l'Environnement. L'interdiction du sachet en plastique semble se dessiner.