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Oran :
Zones industrielles d'Es-Sénia et Hassi Ameur : Des unités polluantes mises en demeure
par J. B. Plus d'une quarantaine de mises en demeure ont été adressées à des unités
industrielles polluantes implantées au niveau des zones industrielles
d'Es-Sénia et de Hassi Ameur, selon des sources proches de la commission de
l'environnement de l'APC. Parmi les infractions constatées, il y a le rejet des
déchets industriels dans des endroits non spécifiques ainsi que le déversement
des eaux usées dans la nature, en plus de l'absence d'autorisation
d'exploitation. Dans le même cadre, 3 usines ont fait l'objet de fermeture.
Selon nos sources, l'ensemble des zones industrielles de la wilaya ne
respectent pas l'environnement. La direction de la petite et moyenne
entreprise, chargée de la gestion des zones industrielles de la wilaya, a ainsi
débloqué près de 50 milliards de cts pour des travaux de réhabilitation. Il est
question notamment du renouvellement du réseau d'assainissement pour en finir
avec les rejets polluants. Les unités industrielles installées au niveau de
cette zone ont été instruites par la direction de l'environnement pour procéder
à l'installation d'équipements de traitement des rejets industriels. Bien que
la réglementation oblige toute entreprise industrielle de se doter d'une
structure chargée de l'environnement ou d'une personne dénommée «délégué pour
l'environnement», les entreprises continuent de faire la sourde oreille. Pour
faire face à ces pratiques, l'article 28 de la loi n°03-10 relative à la
protection de l'environnement exige la désignation d'un délégué pour
l'environnement pour chaque exploitant d'une installation classée. Des efforts
et des moyens énormes ont été mis en place par l'Etat dans le cadre du
développement durable et la préservation de l'environnement, notamment en ce
qui concerne la réglementation en vigueur et la fiscalité (pollueurs payeurs).
Toutefois, nombreuses sont les entreprises et les unités industrielles qui ne
respectent pas la réglementation et continuent de polluer en toute impunité.
Dans l'un de ses rapports, la direction de l'environnement avait signalé que
des déchets liquides et solides non traités sont déversés directement dans les
zones humides de la Sebkha, Dhayet Morsli, lac Telamine, Oum Ghelaz et dans la
mer. La sonnette d'alarme sur la situation des zones humides à Oran est tirée
pour attirer l'attention sur les dégradations que connaissent ces régions
connues pour la fragilité de leurs écosystèmes et pour mettre en place une
«véritable bonne gouvernance environnementale». Parmi les «dégâts» que
subissent ces zones, le pompage excessif des eaux souterraines, l'extension des
zones urbaines sur ces zones, l'altération des eaux et des écosystèmes par les
diverses sources de pollution, la salinisation des chotts et sebkhas conduisant
inévitablement à la réduction des surfaces agricoles, des pâturages et des
forêts du fait de l'érosion. A Oran, le rétrécissement de la zone humide a créé
un environnement propice à la prolifération de rongeurs et de moustiques
porteurs de maladies. Ces zones assistent ces dernières années à la disparition
de certaines plantes rares ou rarissimes, ainsi que quelques espèces d'oiseaux.
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