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Oran :
1 rue Mezouar Mohamed (Medina Djedida) : Un blessé dans l'effondrement partiel d'un immeuble
par H. B. Un effondrement partiel d'un immeuble, dans l'après-midi du dimanche dans
le quartier populaire de Medina Djedida, a failli coûter la vie à un jeune et
une femme enceinte. L'immeuble en question, situé au N°1 rue Mezouar Mohamed,
date de l'ère coloniale et menace de s'effondrer complètement à tout moment.
Les 16 familles habitant la bâtisse n'ont pas cessé d'interpeller les
responsables concernés pour un éventuel relogement, mais jusqu'à présent rien
n'a été fait. Dimanche, le sol du 1er étage s'est effondré entraînant un jeune
vers le rez-de-chaussée. L'amas de pierres est tombé à quelques centimètres
d'une femme enceinte qui était dans sa chambre. Aussitôt alertés, les services
du Samu ont procédé à l'évacuation du jeune homme vers les services des
urgences. Le jeune blessé, souffrant d'un traumatisme de la colonne vertébrale,
a été hospitalisé, alors que la femme enceinte, sous le choc violent, a reçu
les soins nécessaires sur place. De crainte de se retrouver sous les décombres,
les habitants de l'immeuble ont passé une nuit blanche, et certains ont préféré
dormir dehors ou chez des voisins. «La commission de relogement s'est déplacée
chez nous, il y a plus de deux mois, mais nous n'avons toujours pas reçu de
pré-affectation, ce qui nous laisse dans le flou total, car nous ne savons pas
combien de temps nous allons attendre», assure un habitant de l'immeuble. «Nous
réitérons notre appel pour que notre cas soit examiné en urgence, car le risque
d'effondrement est imminent. L'immeuble menace ruine et peut s'effondrer à la
moindre petite secousse», affirme un autre habitant de l'immeuble. Ce dernier
indique qu'à chaque forte précipitation, les familles sont contraintes
d'évacuer leurs habitations de crainte de périr sous les décombres. «Dimanche,
des locataires avaient frôlé la mort et nous craignons le pire pour les jours à
venir», signalent les habitants de l'immeuble qui ont décidé de lancer un SOS en
direction du premier responsable de la wilaya, après avoir usé de toutes les
autres voies de recours.
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