|
Notre supplément économie avec la collaboration de «MAGHREB EMERGENT» : Tout n'est pas «BA» à Sonatrach
par Salim Rabia Certains anniversaires ne peuvent se laisser oublier. Le 24 février, jour mémorable de la nationalisation des hydrocarbures en fait partie. La commémoration conventionnelle, aseptisée et neutralisée à souhait derrière un discours très patriotique, a été bousculée par une série d'évènements «hors normes». L'attaque terroriste contre la base gazière de Tiguentourine n'était pas encore digérée qu'il nous arrive d'Italie et du Canada des récits qui troublent la «quiétude publique», pour reprendre une étonnante formule utilisée par un ancien ministre de l'Intérieur pour justifier la fermeture d'un hebdomadaire qui n'était pas dans «la ligne». Sonatrach ne fait pas la «une» pour ses découvertes et ses bilans mais par une actualité très étrange dans la presse étrangère n'a pas la commémoration gaie. Et ce ne sont pas les 190,66 milliards de dollars de réserves de change, annoncé par le patron de la Banque d'Algérie, BA pour les «initiés», qui vont lui donner des couleurs. Tout n'est pas «B.A» à Sonatrach, même si les chiffres que la Banque d'Algérie annonce, presque comme une victoire, viennent de ses activités ! Tout n'est pas «B.A», paroles de juges italiens fouillant dans la documentation d'Eni-Saipem, de juges suisses écoutant avec attention un tunisien, Riyadh Ben Aïssa qui a longtemps travaillé pour le canadien Lavalin en Afrique du nord? Et qui nous livre le nom du neveu qui est devenu une célébrité nationale? Est-il simplement le neveu d'un ancien ministre ? Non, répond sourdement, le persiflage national que les dirigeants de ce pays ont tort de ne pas écouter ! Il n'est pas seulement le neveu d'un ex-ministre, c'est le neveu du régime ! Celui-là même qui fait douter Sonatrach et ceux qui ? ils sont nombreux ? y travaillent et ont une haute idée d'elle. Celui-là même qui fait douter de la Sonatrach chez le plus grand nombre de citoyens. Ce neveu Farid est aussi invraisemblable que Moumen Khalifa ! Et pourtant, paroles de juges italiens, il existe. Du coup, certains se demandent si la compagnie n'a pas été privatisée «en catimini». Le pays est en attente de voir où ira ce sombre épisode qui touche à l'entreprise-mère, celle qui permet à la Banque d'Algérie de dire que tout est plus ou moins «BA» en Algérie. Les réserves de change sont-ils une réserve de chance pour l'économie du pays ? Une réserve privée pour d'improbables neveux érigés en intermédiaires par de mystérieux miracles ! Comment Nabni (construire) quand des affaires aussi négativement exemplaires viennent perturber les plus enclins à l'optimisme. Le Premier Ministre serait réceptif à quelques préconisations de Nabni, certaines portent sur la transparence de l'action publique. Tant mieux ! Mais en l'état actuel des choses, le fond de l'air n'est pas à la confiance. Car comme les promesses de lutte contre la corruption, cela n'engage à rien. Comment résoudre l'équation de la transparence de la gestion du secteur pétro-gazier, est une grande urgence. De sécurité nationale. Il y a une vraie atteinte à la quiétude et à la morale publique. Et au moral des Algériens ! |
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||