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Une commission
composée des représentants du Croissant-Rouge algérien qui en assure la
présidence, de la Direction de l'action sociale (DAS), de la police et de la
protection civile, a été installée la veille des fêtes de l'Aïd El-Fitr, avec
pour mission de recenser et de recueillir les réfugiés syriens présents à
Constantine. Selon le chargé de communication de la direction de l'action
sociale de la wilaya de Constantine, M. Mohamed Lamine Rahailia, c'est en
application d'une instruction mixte du ministère de la Solidarité nationale et
de celui de l'Intérieur et des Collectivités locales, que cette commission a
été mise sur pied. Structure mobile, elle sera appelée à sortir sur le terrain
(visiter les places et placettes de la ville, les rues des alentours des
mosquées etc.), pour recueillir ces ressortissants syriens, qui ont fui leurs
pays suite à la guerre et aux massacres qui s'y déroulent depuis près de deux
ans maintenant.
La commission aura également à mener une campagne de sensibilisation en direction des imams des différentes mosquées au niveau de la wilaya, pour leur communiquer toutes les informations utiles concernant la présence de cette catégorie de Syriens qui, parfois pour survivre, s'adonnent à la mendicité devant ces lieux de prière et dans les rues des environs immédiats. Et de rappeler, que si la wilaya de Constantine enregistre depuis ces dernières années une certaine affluence et l'installation de ressortissants syriens, qui occupent surtout les créneaux de commerce des tissus et des vêtements, mais aussi dans les métiers de confection de confiseries orientale ou traditionnelles et bien sûr dans l'enseignement, cette vague de Syriens venus en tant que réfugiés dans un pays situé à près de 5.000 kilomètres du leur, demeure quoi qu'on dise, une énigme inexpliquée, conclura-t-il. Selon Azzedine Boursas, membre du Croissant-Rouge algérien, «un premier recensement des services de sécurité de la wilaya et communiqué à la commission fait état de 41 familles syriennes réfugiées dans la wilaya». La plupart semblent ne pas manquer de ressources et logent dans des hôtels, puisque la commission n'a eu à recueillir jusqu'à maintenant qu'une famille qui a été orientée vers Diar Errahma de Djebel Ouahch, pour une prise en charge, conclura-t-il. |
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