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Les professionnels de la santé, 380 au
total, dont des présidents du conseil scientifique, du conseil médical, les
représentants des différents syndicats, des associations de malades, les
directeurs et chefs d'établissements hospitaliers et les représentants de la
CNAS et autres branches d'assurance se sont réunis, hier, à l'Institut national
supérieur de formation paramédicale (INSFP) ex-ITSP de Haï Salam pour
l'enrichissement de l'avant-projet de la loi sanitaire. Il s'agit d'une
rencontre, a expliqué M. Sabeur Toufik, directeur de l'EPSP Bouâmama, qui fait
suite à la réunion des DSP, organisée les 11 et 12 avril derniers où le
ministre de la Santé a instruit par correspondance, signée par le secrétaire
général du ministère, d'organiser des rencontres de wilaya. «C'est la raison de
notre présence aujourd'hui, avec les présidents du conseil scientifique, les
présidents du conseil médical, les différents syndicats de la santé, les
associations de malades». Après présentation de l'avant-projet, sept ateliers
se sont constitués pour examiner les différents volets de cette loi et faire
des propositions censées apporter un plus au texte de loi. Les textes
fondamentaux de la loi sanitaire, la protection générale de la santé et la
prévention, la maladie mentale et problèmes psychologiques, l'organisation
sanitaire nationale, la pharmacie et le problème des médicaments et l'éthique
et la déontologie des professions de santé, ce sont les thèmes des différents
ateliers soumis à débat par les participants pour enrichissement.
Du 2 au 22 mai, toute l'équipe sera mobilisée pour qu'au final un rapport soit élaboré portant toutes les propositions. Les participants à ces ateliers auront, nous précise M. Sabeur, une autonomie de débat pendant 20 jours, après quoi une autre rencontre de wilaya sera organisée sur les rapports des ateliers. Le 27 mai, une réunion est prévue pour finaliser tout le travail des ateliers. Le document final sera transmis au ministère de la Santé à la fin du mois de mai. Pour sa part, le directeur de la santé d'Oran, M. Metir Abdellah, a souligné concernant cette rencontre que le but est de faire un état des lieux franc et correct et dire toutes les vérités sur les insuffisances dans le secteur de la santé, et puis dégager une réflexion qui sera à long terme et qui porte une amélioration en matière de soins en Algérie et aussi en matière de déontologie et prévention médicale. Cette loi va remplacer la loi 85/05 qui date de 1985 et qui a été légèrement amendée en 90 et maintenant, on passe directement, dira le DSP, compte tenu de l'évolution économique et démographique du pays et la transition épidémiologique, à une mise à niveau de la loi sanitaire. C'est ce qui se fait actuellement au niveau d'Oran. Toutes les personnes concernées par l'enrichissement de l'avant-projet vont travailler pendant un mois et puis transmettre le rapport au ministère. |
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