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Une cinquantaine d'habitants des chalets «Sotraco» sis à la cité Boudrâa
Salah (285 y sont répertoriés), ont tenu hier matin un sit-in d'une heure face
au cabinet du wali de Constantine.
Les protestataires rencontrés sur place s'insurgent contre «un provisoire qui dure depuis maintenant plus de vingt-cinq années consécutives, date à laquelle nous avons bénéficié de ces constructions en préfabriqué, qui n'ont cessé de se dégrader depuis». Les concernés ajoutent «nos habitations se situent sur une sorte de fond d'assiette située en pleine déclivité, chose qui génère énormément de désagréments les jours de pluie. Les eaux charrient divers objets hétéroclites, et ce sans parler des plafonds fissurés, une toiture en piètre état, un cloisonnement qui laisse à désirer, etc.» Brandissant des pancartes sur lesquelles ils dénonçaient leurs «conditions de vie désastreuses et invivables»», les protestataires ont opté pour un sit-in «digne et respectueux», puisque selon leurs dires «nous avons été réduits à cette extrémité bien malgré nous, et cela, en l'absence d'une quelconque suite à nos doléances qui ont été à maintes reprises soumises à l'étude des services communaux en charge de la question. Il s'agit là d'un ultime recours, car nous estimons que seul le wali peut régler la situation une fois pour toutes et mettre un terme à nos souffrances qui deviennent de plus en plus insupportables». Contacté à ce propos, Fethi Bendebeche, responsable en charge du secteur urbain communal du quartier de Boudrâa Salah explique: «Nos services sont pleinement au courant des conditions de vie exécrables des habitants de Sotraco, et compatissent avec eux. D'ailleurs les occupants de deux tranches des 285 chalets en litige avaient bénéficié d'un relogement dans d'autres endroits de la commune il y a de cela quatre années». Un responsable de la wilaya précise dans ce sillage, «qu'un élu de ce secteur urbain a été reçu au niveau du cabinet du wali, et a été chargé de transmettre aux intéressés que compte tenu d'une surcharge de travail pour cette matinée une prochaine rencontre est prévue». Quoi qu'il en soit, précise-t-il, «l'on attend sous peu que l'ultime tranche bénéficie des mêmes commodités, les autorités locales sont au courant de la situation et une solution adéquate est en voie de finalisation. Il faut juste que l'on fasse preuve de patience» a-t-il conclu. |
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