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Alors que les inscriptions au Certificat d'aptitude professionnelle
d'avocat (CAPA) sont ouvertes depuis hier à l'université Mentouri, les
déclarations du bâtonnier de la région de Constantine, maître Mostefa Lanouar,
suscitent appréhension et inquiétude au sein des futurs étudiants de cette
filière. «Le retrait annoncé des avocats, qui assuraient d'habitude les travaux
dirigés (TD), les cours étant dispensés par des enseignants contractuels,
hypothèque sérieusement l'année universitaire en cours», en conviennent
étudiants et enseignants. «Ce sera très difficile, voire impossible d'ouvrir la
formation du CAPA sans la présence des avocats», affirment certains étudiants
et autres enseignants en droit, ajoutant que «la seule possibilité qui existe
consiste à surcharger les emplois du temps des enseignants contractuels ou
titulaires. Et encore, on aurait un immense vide à combler».
Pour rappel, la formation du CAPA a été bloquée au mois d'octobre sur instruction du ministre de l'Enseignement supérieur à cause de plusieurs dysfonctionnements dans les normes pédagogiques qui entachent ce cycle, à l'exemple de l'absence d'unicité à travers les universités, dont certaines ouvrent deux sessions par an, fixant des frais d'inscription sans aucune référence, presque au hasard, et la réouverture des inscriptions n'a été décidée que suite à une pression des étudiants. A l'université de Constantine, ces frais en question ont été augmentés de plus de 200%, alors que d'autres campus fixent le prix entre 2.500 et 2 millions de centimes ! Autant dire une pagaille indescriptible, «où l'attrait de rentrées d'argent frais fait courir tout le monde», comme le laisse entendre sans ambages maître M. Lanouar. Contacté hier par nos soins à propos des développements de cette affaire, ce dernier maintiendra le cap du boycott, et affirmera qu'il prépare une action devant le tribunal pour demander des détails sur les comptes ou la gestion financière de la période allant de 2000 à 2004, période durant laquelle une association constituée au niveau de l'université s'est chargée de la gestion financière. «Nous n'avons aucun détail sur les sommes d'argent obtenues durant ces quatre années, chose qui nous incite à exiger une expertise détaillée de cette gestion», nous a confié le bâtonnier régional. |
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