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Oran :
L'ambassadeur du Canada à Oran: Soutenir les capacités algériennes d'exportation hors hydrocarbures
par Mokhtaria Bensaâd « Je recommande toujours de s'adresser à l'ambassade pour le dépôt des demandes
ou pour avoir des informations sur l'immigration au Canada. Nous avons une
section immigration et c'est là où devraient être déposées toutes les
demandes», c'est ce qu'a déclaré hier, l'ambassadeur du Canada, M.Patrick
Parisot, lors de sa rencontre à la Chambre de commerce et d'industrie de
l'Oranie (CCIO) avec les opérateurs économiques. L'ambassade reste le moyen le
plus sûr pour la réception de tous les dossiers d'immigration et éviter d'avoir
recours à des bureaux d'immigration non agréés par l'ambassade et qui se
présentent comme tel. Pour M. Patrick Parisot, le centre d'immigration du
Canada se trouve à Paris et le Canada est un pays d'immigration, il est
prospère parce qu'il est ouvert à l'immigrant. «Je suis moi-même fils
d'immigrant de première génération, je suis l'immigration et nous n'avons pas
cette segmentation, nous sommes un mélange. La paix, la stabilité et la
prospérité sont nos idéaux», a déclaré le représentant diplomatique du Canada.
Cette ouverture à l'immigration n'empêche pas ce pays de l'Amérique du Nord de
développer des relations économiques avec les autres pays dont l'Algérie. Dans
ce domaine, le Canada a opté pour la stabilité sociales des entreprises
canadiennes installées en Algérie, activant dans plusieurs secteurs d'activités
et le développement des relations entre les PME/PMI des deux pays à travers le
web. «Nous avons d'excellentes relations avec l'Algérie, sans être
?agressifs'», dira, M. Patrick Parisot, qui estime que le Canada est présent en
Algérie à travers des entreprises canadiennes, et si cette présence est
discrète, cela relève de la nature des Canadiens d'être réservés. Cette
présence canadienne est visible, selon l'ambassadeur, sur le terrain à travers
la réalisation de grandes infrastructures tels que les barrages et la
concrétisation de projets dans le secteur de l'énergie dans la zone
industrielle d'Arzew, en ce qui concerne la wilaya d'Oran.
D'autre part, le Canada envisage de soutenir les capacités algériennes d'exportation hors hydrocarbures, ont indiqué des diplomates canadiens. Un responsable au commerce à l'ambassade, Mme Christine Randal, a annoncé, en effet, que l'Algérie bénéficiera, parmi cinq autres pays, d'un programme de «développement des capacités d'exportation». Pour ce programme, il a été consacré 9,1 millions de dollars canadiens, a précisé la deuxième secrétaire du service délégué au commerce à l'ambassade canadienne, ajoutant que ce projet est financé par l'agence de développement du Canada en collaboration avec le centre international du commerce de Genève. Cette coopération entre les deux pays ne se limite pas à ce stade, elle s'étend aussi dans le domaine de l'expertise et du transfert de la technologie. Concernant le développement des PME/PMI à travers le web, le représentant diplomatique du Canada explique que le but est de limiter les investissements pour la recherche en utilisant le net pour avoir toutes les informations sur une entreprise donnée, de réaliser un jumelage potentiel de part et d'autre. Le fichier des entreprises qui sera constitué passera par une sélection et une filtration pour ne garder que les PME et PMI qui convergent avec les entreprises canadiennes. Il s'agit, selon l'ambassadeur, d'un processus de tamisage qui servira par la suite de base de contact et de rencontres entre les entreprises des deux pays. Quant à la stabilité sociale des entreprises, M. Patrick Parisot explique que cette stabilité devrait se traduire par la responsabilité de ces entreprises sur la notion du développement durable, du partenariat, du transfert de la technologie, de la lutte contre la corruption, l'implication sociale, le transfert des compétences et une présence qui couvre ces différents aspects. |
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